30 avril 2012
"Mes années Sarkozy" épisode 4 : le péché de colère
Juillet 2008
"Le monde du travail tu ne mépriseras pas" !
Devant le Conseil National de l’UMP en évoquant la loi sur le service minimum, Nicolas Sarkozy raille les grèves en France qui ne se voient pas.
Sarkozy: "Quand il y a une grève en France..." par rue89
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03 novembre 2010
Pourquoi le dialogue social n’est pas français ?

Selon la définition de l’Organisation Internationale du Travail, le dialogue social est : « …toutes formes de négociation, de consultation ou simplement d'échange d'informations entre représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions d'intérêt commun liées à la politique économique et sociale ».
Selon la traduction franco-française, le dialogue social est : « le Gouvernement propose, le MEDEF ronchonne, les syndicats grognent, le Peuple s’indispose, le Parlement suggère et le Gouvernement impose ».
Conclusion : le dialogue social n’est pas français.
Le sujet de la réforme des retraites peut-il encore être qualifié de débat ? Laurent Fabius a estimé que ce point a constitué le fiasco le plus retentissant du Sarkozysme, mais le président de la République est-il réellement le seul et unique fautif ?
Depuis l’entrée dans le XXIème siècle, la France a manqué deux grands rendez-vous avec son Histoire. Le premier, demeure à mes yeux le NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen qui n’a débouché sur rien d’autre qu’un blocage de l’Union Européenne et de ses institutions. A défaut d’un vote positif, le dialogue a eu lieu et le débat s’est étalé durant de longs mois. Le second restera sans conteste celui sur la réforme des retraites qui a prouvé une fois de plus aux yeux du monde, que les français ont perdu définitivement le sens du dialogue et de l’écoute mutuelle.
Même s’il s’est défendu en début de quinquennat de ne pas disposer du mandat pour mener la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a le mérite d’avoir lancé une initiative maintes et maintes fois renvoyées aux calendes grecques. Son échec est d’avoir, une fois de plus, proposé un texte qui : propose tout, ne change rien et qui ne résout pas le fond du problème.
Cette réforme ne pouvait pas être entendue comme celle de l’UMP, en pêchant par excès d’arrogance et en usant à la corde l’arme fatale de la provocation. Le devoir du Gouvernement était d’écouter, celui-ci s’est contenté de jouer du flashball dans la rue comme au Parlement.
L’opposition, de toute nature, bien que présente et vaillante lors des débats au Parlement, n’a pas convaincue et ne s’est pas démarquée par un projet alternatif crédible. Les français sont assez mûrs, ils l’ont clairement montré, pour accepter le principe d’une réforme qui exige obligatoirement des concessions de toute part. En se bornant tantôt sur les 60 ans, tout en confirmant un allongement de cotisation, tout en affirmant vouloir tout re-réformer une fois les élections passées, le message s’est brouillé et l’occasion…ratée !
Les syndicats quant à eux semblent être les seuls à tirer quelques bénéfices de cet épisode social au demeurant, le plus important depuis plus de trente ans. De leur propre aveu, ils se sont laissés débordés par la mobilisation souhaitée par la base.
Les français ont eux-mêmes initié les très fortes mobilisations, faut-il y voir un signe ? Si aucun n’a remis en doute l’impérieuse nécessité d’une réforme, tous souhaitaient que celle-ci soit juste et équilibrée. L’échec de Nicolas Sarkozy est bel et bien celui-ci ! En minimisant le principe égalitaire de la pénibilité de l’emploi, en écartant –une fois de plus- les régimes spéciaux et en misant sur un pourrissement de la situation, ce conflit marquera les esprits par le fossé séparant les citoyens de leurs gouvernants.
Tout le monde a parlé mais personne n’a pris soin d’écouter les autres. Une société qui ne s’écoute plus est une société en déroute. Les retraites méritaient un vrai débat tant elles engagent l’avenir des français et donc, celui du pays. L’idée même d’égalité de tous, d’égalité pour tous, inscrite pourtant au cœur de notre pacte républicain, n’a pas été respectée. Nos anciens ne sont pas satisfaits, les actifs se sentent floués et nos enfants peuvent s’estimer déshérités. Le dialogue social n’est pas français.
Les promesses du « travailler plus pour gagner plus » ou du « ensemble tout devient possible » sont passées du stade d’imposture à celui de mensonge caractérisé.
A la manière d’Oden Nash : « Si vous ne voulez pas travailler, il vous faudra travailler pour gagner l'argent qui vous permettra de ne pas travailler ».
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16 juin 2010
Pourquoi le nouvel âge de la retraite ?

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03 juin 2010
Pourquoi consentir à un effort pour réformer nos retraites ?

La réforme tant attendue de nos retraites fait une nouvelle fois la une de l'actualité. Cette fois-ci, c'est promis, chacun va devoir prendre ses responsabilités et jouer collectif pour tenter de sauver le principe d'une retraite axée sur la solidarité.
Maintes fois évoquée, toujours reportée, le sujet de référence de notre société résonne aux oreilles des français comme une vielle rengaine Arlésienne.
Au moment où le Gouvernement avertit que toutes les catégories seront mises à contribution, les français, eux, attendent de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Les français sont depuis longtemps résignés au fait qu'ils seront contraints à quelques sacrifices et à une durée de travail comme de cotisation plus élevée.
Certains responsables politiques brandissent les acquis quant d'autres évoquent l'allongement de la durée de vie ou le coût de la dépendance. Retraite à 60 ans, 62, 63 voire 70 ans comme le projette le C.O.R.... On cherche, on regarde, on observe nos voisins européens qui pour une fois deviennent presque des modèles....bref on continue de s'interroger en refusant de trancher.
Nos enfants, petits-enfants et futurs arrières petits-enfants ne sont pas tous nés ? Tant pis pour eux : ils paieront au prix fort notre manque d'audace et de courage.
Toute réforme est bonne à prendre du moment où elle assure l'équité de tous les citoyens devant le droit à la retraite. Fonctionnaire ou salarié du privé, les barrières doivent céder pour que chacun dispose des mêmes droits lorsqu'il s'est acquitté des mêmes devoirs envers la collectivité.
Oui mais voilà... Pour parler d'équité, pour gommer les inégalités entre retraités et pour faciliter le passage d'une réforme juste et adaptée, il ne faut pas habiter en France, le pays où les régimes de retraites n'ont jamais été harmonisés et où l'on s'est amusé à ne créer que des inégalités. La mise à l'écart de la SNCF, de la RATP ou du régime spécial de nos Parlementaires, qui devraient être épargnés (une fois encore) par la future réforme, témoigne d'une profonde lâcheté de la part de celles et ceux qui appellent le Peuple à l'effort.
Sans disposer de la science infuse sur le sujet. Je demeure conscient des réalités et des défis que notre société est appelée à relever. dans les prochaines décennies. Je suis donc prêt à participer à cet effort collectif sans être lésé, sans être volé. Chacun doit assumer sa part de responsabilité pour que la solidarité puisse continuer à s'exercer.
Pour que la solidarité s'allie à l'équité, je ne vois qu'une seule idée : une retraite bonus-malus axé sur la pénibilité, où celui qui a occupé un poste dur et/ou épuisant bénéficie d'un avantage probant sur celui qui a bénéficié d'un emploi moins contraignant. Pour le reste de ce qu'il y a à réformer, une seule et unique règle : équité rime avec égalité !
A la manière de Philippe Geluck : « Si Dieu était élu démocratiquement par tous les fidèles, si ses revenus étaient soumis à l'impôt et s'il était tenu de prendre sa retraite à soixante cinq ans... Je deviendrais peut-être croyant ».
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12 mai 2009
Pourquoi le grand soir n’est pas pour demain ?

A un mois des élections européennes qui se dérouleront le dimanche 7 juin de 8H à 22H, il n'est pas inintéressant de se transporter chez nos voisins d'outre-Rhin pour découvrir leur perception de la société française.
Courrier International reprend un article paru dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung qui exprime son opinion au lendemain des manifestations très suivies du 1er mai dernier en relevant avec justesse que, malgré la crise et cet esprit révolutionnaire qui anime de façon permanente nos compatriotes, les français ne sont pas prêts de renouer avec un 1789bis ou un Mai 1968 qui trouve aujourd'hui de nombreux détracteurs.
La journaliste allemande commence par évoquer le rituel subi par tout Chef d'Etat français qui se respecte, à savoir celui d'être brocardé sans ménagement par son Peuple en colère. Nicolas Sarkozy risque t-il lui-même de connaître un jour le réveil en sursaut d'un Louis XVI à qui l'on apprend la prise de la Bastille et qui demande : « c'est une révolte ? » et à qui le Duc de la Rochefoucauld-Liancourt répond : « Non, sire. C'est une révolution ! » ? La probabilité est faible pour ne pas dire quasi-nulle...
Arrive ensuite un rappel d'un sondage présenté par l'IFOP et dans lequel près de 60% des français s'attendent à une explosion sociale dans les prochains mois. « s'attendent »... le vilain est mot est lâché....les français donc « s'attendent » mais « n'osent rien ». Chacun compte beaucoup sur la réaction des autres mais se garde bien de prendre toute initiative. Continuons d'attendre donc....
Interrogé sur les risques de débordements plus inattendus voire d'un soulèvement de masse, l'historien Alain-Gérard Slama souligne que le mois de mai est traditionnellement un mois de contestation et que sa réussite en 2009 est dû à une addition des effets de la crise économique et de diverses mesures gouvernementales mal ficelées et donc rejetées. Il conclu par l'évidence que pour que la mayonnaise contestataire prenne, il aurait fallu que les protagonistes n'ai plus rien à perdre, hors c'est l'inverse qui s'est produit. La récente enquête d'opinion confirme que si les français trouvent la politique de Nicolas Sarkozy médiocre, ils estiment qu'il demeure le plus à même d'être réélu en 2012 par défaut de projet alternatif concret.
L'économiste Bernard Maris prend le relais en relevant qu'entre l'échec d'une énième réforme des Universités qui a conduit à un blocage entre le Gouvernement et les grévistes, et les divers mouvements d'humeurs dans l'industrie qui ont vu des patrons pris en otage ou un saccage de bureau à la sous-Préfecture de Compiègne par les « Conti' », la Révolution tant attendue ne prend pas forme car submergée par les sentiments de peur et d'impuissance fasse à l'invisibilité d'un nouveau modèle social.
C'est une nouvelle fois le manque de dialogue social et le manque de cohérence des syndicats qui sont pointés du doigt. Comment relayer l'expression des salariés alors que la représentativité est minimale et que les revendications portent bien plus sur une préservation des acquis plutôt que sur de réelles avancées en matière de droit du travail ou sur les retraites ?
Non, le quotidien allemand reste convaincu que la Révolution du Peuple ne viendra pas du monde du travail « installé » malgré les incantations volontairement provocatrices proférées par certains leaders d'extrême gauche comme Olivier Besançenot qui enrage de voir le grand soir s'éloigner et sombrer dans les oubliettes de la mémoire.
Le regard interrogateur se dirige vers nos banlieues qui avaient enflammées les nuits de décembre 2005. La pression y est toujours très forte et même le Président du Sénat Gérard Larcher appelle le Gouvernement à ne pas oublier les quartiers où vivent une majorité de français d'origine immigrée. La résignation laisse lentement place à la révolte et les braises ne semblent pas prêtes de s'éteindre.
La conclusion est laissée au Ministre du Travail Brice Hortefeux qui décèle une accalmie sur le front syndical et prétend que le Gouvernement entend l'expression des syndicats tout en préférant soi-disant être aux côtés des victimes de la crise. Oui mais voilà, il manque un mot dans cette déclaration..... « TOUTES »..... Oui Monsieur le Ministre, c'est à TOUTES les victimes de la crise que vous vous devez. Hors les diverses mesures mises en place ici et là, correspondent bien plus à des réponses catégorielles qu'à une réponse à l'intérêt du plus grand nombre.
En France, c'est de ce plus grand nombre que l'on surnomme souvent la « majorité silencieuse » que sont parties toutes les Révolutions.....
Lire « le grand soir n'est pas pour demain » sur Courrier International
Consulter le Journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung
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01 décembre 2008
Pourquoi le 3 décembre je vote pour l’UNSA ?
Mercredi 3 décembre 2008 se déroulent les élections prud’hommales. Un scrutin qui permet aux salariés et aux employeurs d’envoyer leurs représentants siéger au Conseil des Prud’hommes dont ils dépendent.
Ces élections se déroulent tous les cinq ans et donnent lieu généralement à un très fort taux d’abstention tant ce scrutin est méconnu des électeurs potentiels. Pourtant, les élus prudhommaux permettent chaque jour d’arbitrer les litiges individuels du travail soumis au Code du Travail.
Mon vote pour l’UNSA n’a rien de surprenant !
Première chose : je suis devenu allergique à ces grandes centrales qui ne s’occupent guère aujourd’hui que de défendre les intérêts catégoriels où ceux des salariés des grandes entreprises (par souci de visibilité). Les salariés oubliés des PME, les grands oubliés du combat syndical, n’ont rien à gagner à soutenir des syndicats qui nient jusqu’à leur existence.
Deuxième chose : l’UNSA dispose d’une branche « audiovisuel, spectacles et communication » qui est mon secteur d’activité.
Troisième chose : je suis sensible aux actions de l’UNSA en matière de lutte contre les discriminations en milieu professionnel et ses propositions en matière de retraite.
Quatrième et dernière chose : je suis favorable à un syndicalisme moderne basé sur la concertation et non sur la confrontation. J’adhère donc à ses principes d’un syndicalisme réaliste, pragmatique et réformiste.
Le 3 décembre je voterai pour l’UNSA !
Dossier UNSA Lutte contre les Discriminations
Dossier UNSA Retraites
Site internet de l’ UNSA
Site des Elections Prudhommales 2008
Découvrir l’UNSA :
L’UNSA s’est fixée comme objectif de promouvoir un progrès social durable, de lutter contre toutes les formes d’exclusion, de participer activement à la construction d’une Europe sociale, de défendre l’emploi et le service public.
Ni adepte du refus systématique, ni soupçonnable de complaisance, l’UNSA est bien décidée à faire entendre sa voix.
L’UNSA prône et pratique un syndicalisme réaliste, pragmatique, réformiste.
L’UNSA privilégie le dialogue et la négociation pour faire aboutir les revendications de ses adhérents et pour faire progresser son projet syndical sans négliger le rapport de forces nécessaire à cet objectif.
L’UNSA respecte l’identité de ses composantes, dans leur gestion interne, dans leur démarche syndicale, dans leur expression publique.
L’UNSA est une force syndicale interprofessionnelle qui syndique les salariés du secteur privé et du public.
Créée en février 1993 autour de 5 organisations qui partagent les mêmes valeurs républicaines de laïcité, de démocratie, de solidarité, de liberté, d’humanisme et de justice sociale, elle compte aujourd’hui près de 360 000 adhérents actifs et retraités.
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