27 octobre 2011
Pourquoi France Télévisions renie La Marseillaise ?

Comme tous les ans depuis 25 ans, France Télévisions retransmet les 2 et 3 décembre prochains la 25ème édition du Téléthon en faveur de l’Association Française contre les Myopathies. Ce « 14 juillet en hiver » comme l’a surnommé le monstre sacré de la télévision Pierre Tchernia, réserve depuis quelques années de bien mauvaises polémiques.
En 2009, c’est Pierre Bergé qui était venu gâcher la fête en soulignant le caractère d’exclusivité solidaire dont bénéficie le Téléthon chaque année en étant diffusé pendant plus de 30 heures à la télévision. En 2010, crise oblige, le célèbre compteur était resté bloqué en dessous de la barre symbolique des 100 M€ de promesses de dons. En 2011, point de faute à Pierre Bergé ou à une crise qui n’en finit plus mais à une surprenante volonté de France Télévisions de censurer…La Marseillaise !
La ville de Lons-le-Saunier est cette année centre de promesses télévisé du 25ème Téléthon. La Préfecture du Jura a la particularité de compter au nombre de ses illustres enfants un certain Claude Joseph Rouget de Lisle auteur de notre hymne national. Souhaitant valoriser ce patrimoine communal avec la venue du Téléthon, les organisateurs avaient conviés les chorales de la ville à venir entonner La Marseillaise lors d’un direct sur France Télévisions.
Ce soir-là, les téléspectateurs français devront se contenter d’un hymne national morcelé puisque ce dernier ne sera pas chanté dans son intégralité. La cause ? Le veto de France Télévisions et du producteur Daniel Patte qui explique : “Dans un autre cadre, la Marseillaise ne m’aurait pas gêné du tout. Mais chanter “un sang impur abreuve nos sillons” quand on fait une émission qui parle d’enfants malades et de problèmes génétiques ne me paraissait pas très approprié".
Face à la stupidité des propos et de la simple pensée de Daniel Patte, il convient de lui opposer l’article 433-5-1 du Code Pénal qui réprime l’outrage public à l’hymne national ou au drapeau tricolore.
De la même manière que le « sang impur » semble lui poser un problème de conscience, il n’est pas inutile de rappeler que ce sang inscrit dans La Marseillaise est celui du Peuple qui s’est soulevé pour creuser le sillon de la Liberté. Ce sang là ne tâche pas et ne porte certainement pas ombrage aux malades qui, au même titre que tous les autres citoyens, peuvent et doivent entonner avec fierté l’hymne national qui leur appartient autant qu’aux autres !
Pour celles et ceux qui légitime les dires de ce producteur, je soumets une proposition tout aussi intéressante : lors de la cérémonie d’investiture du prochain président de la République, n’hésitons pas à demander à la Garde Républicaine d’interpréter la lambada !
A la manière de Thomas Carlyle : « La Marseillaise est le chant qui fait bouillir le sang dans les veines, qu'on chante avec des pleurs et du feu dans les yeux, avec un cœur bravant la mort ».
17:05 Publié dans Bien s'engager ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : france, humeur, téléthon, francetelevisions, danielpatte, télévision, marseillaise, hymnenational |
|
Facebook
28 janvier 2010
Atelier des Idées : Coup de gueule contre les charities business

A lire sur : http://www.atelier-idees.org
Marre, marre, marre de recevoir tous les jours et, généralement le lendemain du jour où j'y ai déjà répondu favorablement, une nouvelle demande d'argent de la part d'un organisme patenté pour s'occuper des autres.
J'ai écrit, dit et redit par téléphone que nous donnions selon nos revenus et que ce n'était pas la peine de nous relancer jusqu'à dix fois par an ; que l'argent consacré à ces relances grevait le budget de l'organisation au lieu d'être employé sur le terrain. J'ai expliqué que cette façon de faire était agaçante, énervante, exaspérante ; qu'elle était perte de temps, d'énergie, de papier. Rien à faire. Au contraire, les envois postaux sont maintenant couplés d'appels téléphoniques pour relancer les heureux bénéficiaires d'un courrier.
Que dire devant cet acharnement, ce déploiement extraordinaire d'énergie épuisant ceux qui en sont l'objet ?
Donner, c'est normal. Donner c'est faire preuve de fraternité, de solidarité. Ca peut aussi être se dédouaner de toute responsabilité subsidiaire.
Ne pas donner tous les mois aux vingt-cinq organismes qui nous sollicitent plusieurs fois par an est culpabilisant, inhumain, égoïste et tout ce que vous voudrez.
Je ne fais pas d'ironie.
Je suis simplement profondément choquée de recevoir tant de demandes systématiques ; de réaliser, en me retrouvant sur les listes d'organismes dont je n'ai jamais entendu parler, que mon refus de diffusion de mes coordonnées exprimé en cochant la case, a été ignoré par les autres. Mépris du libre arbitre ? De constater que les demandes d'un même organisme peuvent provenir de canaux différents et que, par conséquent, la gestion des fichiers est mal faite et son coût plus élevé.
Je m'effare de la rivalité entre organisations : le samedi du Téléthon, la Croix Rouge vendait des ours en peluche à l'entrée du Monoprix non pour la recherche médicale mais pour financer ses propres besoins en équipement.
Je ne reprends pas la déclaration de Pierre Berger au sujet du Téléthon. Je me dis que la 'Com.' à tout prix et les méthodes de démarchage sans discernement, font de l'Argent la seule mesure de la citoyenneté, de la solidarité, de la fraternité. Et là, il y a matière à réflexion.
Les rapports de la Cour des Comptes sur les Associations soulignent les insuffisances de gestion, le manque de clarté des comptes présentés, l'oubli des objectifs annoncés; ils fustigent les fautives et mettent en avant des orientations précises les incitant fortement à se conforment aux règles énoncées par la Loi.
Ils condamnent les placements dangereux (spéculatifs ?) contraires à une saine gestion financière des dons récoltés. Ils félicitent les Organisations qui ont redressé la barre ou font les efforts nécessaires pour y arriver. Publiés officiellement, ces contrôles éclairent la nécessité absolue d'une gestion rigoureuse : placements sécurisés de l'argent en attente de redistribution, éthique des buts poursuivis, engagement des responsables rémunérés et des bénévoles.
Ils insistent sur la mise en place d'organisations sérieuses à tous points de vue : diminution des charges de fonctionnement, formation des bénévoles, clarté des actions. Ils respectent les particuliers en rendant compte de l'usage fait de leur argent. Ils impliquent le contrôle de l'Etat dans un domaine où il s'engage par les réductions d'impôts (proportionnelles et plafonnées) consenties aux donateurs.
J'admire profondément toutes les personnes qui, pour rendre le monde vivable, consacrent beaucoup de temps à améliorer la vie des plus pauvres dans tous les sens du terme. Je les remercie d'être simplement humaines et fraternelles, capables d'initiatives et d'adaptation dans des conditions parfois difficiles. Mais par pitié que les organisations - et il y en a ! - pensent aussi à ceux qui leur permettent d'exercer l'activité de leur choix.
Deux appels de fonds par an seraient suffisants. Comprenez que le prélèvement automatique n'est souvent pas possible.
Arrêtez de nous bombarder de lettres, d'objets inutiles, d'appels téléphoniques. Je me dis, qu'à force de tirer sur la corde elle finira par se casser et que les vaches ne produiront plus de lait. Ce gaspillage est insupportable alors que nous voulons continuer, grâce à vous, à participer à l'humanisation de la société et du Monde.
Aujourd'hui, Haïti dévasté, « ce coup de gueule » semble bien déplacé. Mais non. Il souligne l'importance des principes d'éthique, de rigueur et de compassion qui sous-tendent les actions humanitaires proches et lointaines. Plus que jamais, les fonds récoltés - dons, argent public - devront être employés avec la plus grande attention et les motifs des interventions analysés.
Les puissances présentes sur le terrain devront œuvrer de concert. Espérons que les informations selon lesquelles le but de leur présence en Haïti serait d'asseoir des influences politiques, économiques et culturelles ne sont qu'attitudes passées, reflets de ce qui a été fait lors de catastrophes similaires passées ...
Haïti, pays éprouvé, pays dévasté, a besoin d'une organisation basée sur la coopération des parties en présence ; d'une aide réellement humanitaire libérée de toute aliénation politicienne.
Utilisée de sorte que chaque Haïtien responsable se retrouve en position d'être acteur de son existence propre et de la reconstruction de son pays, cette aide véritable et durable pourrait alors déboucher sur la Construction d'un pays.
Chaque citoyen aurait, ainsi, la possibilité de participer personnellement et collectivement à cette œuvre de longue haleine et Haïti servirait comme exemple mondial de Développement réussi. Oui, nous le voulons.
Claude Klein
15:16 Publié dans L'Atelier des Idées ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : france, monde, société, web, haïti, téléthon, sidaction, pierreberger, croixrouge |
|
Facebook
05 décembre 2006
Pourquoi en France : l’Eglise Catholique devient-elle intolérante et extrémiste ?
Depuis le début du IIIème millénaire marqué par la fin du pontificat de Jean-Paul II et l’arrivée de Benoît XVI, beaucoup estiment que l’Eglise Catholique dérive et tente de reprendre la main sur un terrain plus politique que spirituel.
L’Italie, habituée aux « sorties » médiatiques de leur micro-voisin du Vatican, ne s’est jamais inquiétée de l’ingérence perpétuelle de l’Eglise Catholique dans ses affaires internes. En France, c’est moins évident du fait de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat – dite loi sur la Laïcité – qui est aujourd’hui malmenée par une curie revancharde.
Pas besoin de rentrer dans les détails pour énumérer les sujets sur lesquels le Conseil des Evêques de France s’est prononcé sans que personne ne lui ai demandé son avis.
La règle N°1 de ces « ultras », c’est de combattre tout ce qui peut être choquant pour les croyants catholiques. Cela va de : le combat contre l’I.V.G., la capote dans les lycées, au string des jeunes filles, au mariage homosexuel…..
Tout est sujet à contestation : les cathos doivent s’ennuyer sévère tant la parole du Christ est interprétée comme au bon vieux temps de l’Inquisition.
Une chance : le bûcher n’existe plus. Un homosexuel hérétique corrompu comme moi ce serai vu grillé comme un poulet…. :o)
De dérapages en dérapages, l’Eglise Catholique française s’est radicalisée car infiltrée par des groupes voyants et encombrants de religieux fanatiques souvent membres d’associations « pro-vie ». Sur le plan politique, Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen sont leurs mentors (tiens donc….).
Sans aucun complexe, l’Eglise Catholique décide à la surprise générale de s’attaquer au Téléthon ! Rien de moins. Invoquant une dérive « eugéniste », elle appelle les fidèles à la mesure et tente d’intégrer le comité d’éthique de l’AFM et du Généthon afin d’y placer des militants….pas très catholiques et « pro-vie ».
Cette affaire relève d’un scandale, et l’Eglise Catholique se trouve au cœur de cette polémique à huit jours du 20ème anniversaire du Téléthon. Désavouée par bons nombre de fidèles et par l’AFM, c’est le Ministre de la Santé lui-même qui complète cette levée de boucliers. Quelques hauts dignitaires français contestent cette atteinte à la morale chrétienne.
Dans le même temps, cette même Eglise Catholique peine à reconnaître ses erreurs du passé (durant la guerre) et n’accepte toujours pas le principe du préservatif pour lutter contre le SIDA, alors que la pandémie sévit sur la planète.
Les républicains et les laïcs de tout horizon devront rappeler aux candidats de la future élection présidentielle, qu’ils tiennent à ce que la France ne soit pas transformée en République Catholique. Cette maladie là, ne passera pas par moi.
La France est une République laïque qui reconnaît toutes les croyances et qui les protègent. Pour le reste : chacun doit rester à sa place bien au chaud dans sa chapelle !
Comme en politique : quant on refuse de regarder les évolutions et de constater que le monde d’aujourd’hui n’évolue pas toujours comme dans les livres, il faut tenir un discours raisonné et raisonnable.
L’Eglise Catholique en refusant toute évolution, porte un coup sérieux au crédit qu’elle peut avoir auprès de ses fidèles. Si elle est aujourd’hui marginalisée sur le continent américain (nord et sud), c’est qu’elle ne tient plus un discours en rapport avec le monde moderne.
Cet « accroc » volontaire de l’Eglise Catholique vis-à-vis du bien fondé des recherches menées par les dons du Téléthon ont même indigné Jacques Chirac. Le Président de la République a défendu le Téléthon et le bien fondé de la recherche génétique strictement encadré.
Notre société est fragile. Elle manque cruellement de stabilité. Chacun doit rester dans son rôle et ne pas ajouter de polémique inutile.
Je vous invite à la lecture d’un article paru il y a quelques jours dans le Journal Le Figaro, qui reprend exactement les données du problème :
ARTICLE DE LAURENT SUPLY (LE FIGARO – 30/11/2006)
Quel est le cœur de la polémique ?
Certaines voix au sein de l’église contestent le financement par l’argent du Téléthon de projets de recherche mettant en jeu des embryons humains. Selon eux, deux techniques en particulier sont symptomatiques d’une dérive eugéniste.
Le diagnostic prénatal (DPN) permet de détecter chez un fœtus encore présent dans l’utérus de sa mère certaines maladies, de la même façon qu’il est possible de connaître à l’avance le sexe de l’enfant. En France et dans d’autres pays, le droit à l’avortement permet donc à des parents de choisir de ne pas faire naître un enfant trisomique ou atteint d’une autre maladie.
Une technique similaire, le diagnostic préimplantatoire (DPI), permet aux couples qui recourent à la fécondation assistée de choisir quels embryons seront réimplantés chez la femme. Actuellement, une trentaine de maladies rares peuvent être « filtrées » par ce biais. Une centaine de DPI sont effectués chaque année en France, qui aboutissent à une vingtaine de naissances. Le premier bébé sélectionné par DPI est né en novembre 2000.
Enfin, le Téléthon finance également la recherche sur les cellules souches embryonnaires. L’I-Stem (Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies mono géniques) est ainsi financé à hauteur 1 million et demi d’euros par l’Association française contre les myopathies (AMF). Ce centre travaille notamment sur des embryons porteurs de maladie géniques « écartés lors du diagnostic préimplantatoire ». Or, la recherche sur les cellules souches embryonnaires nécessite souvent la destruction des embryons.
Quels sont les arguments de l’église ?
Il s’agit d’abord d’une question de principe : le droit « fondamental et primordial » à la vie de l’être humain, depuis sa conception jusqu’à son dernier souffle. Cette position qui n’admet « ni compromis, ni tergiversation » est le principe fondateur de l’opposition de l’église à l’avortement, à la contraception, et à la recherche embryonnaire. Le Pape Benoît XVI rappelait le 16 septembre cette « limite infranchissable ».
Concernant le DPN et le DPI, l’Eglise craint en particulier ce que Jean-Paul II appelait un « nouvel eugénisme sélectif », c'est-à-dire une généralisation du tri des embryons pour aboutir à une société où ne naîtraient que des « enfants parfaits ».
Enfin, elle répète qu’elle n’est en rien opposée à la recherche scientifique, mais estime que « la juste fin ne peut jamais justifier des moyens intrinsèquement illicites ». En clair, elle ne souhaite soutenir que des projets conciliant l’objectif scientifique et l’impératif moral.
Benoit XVI et d’autres figures ecclésiastiques soulignent d’ailleurs que les recherches sur les cellules-souches adultes (de la moelle osseuse ou du cordon ombilical, par exemple), sont bien plus prometteuses que celles sur les cellules embryonnaires.
Que peut faire l’église ?
L’église peut agir à plusieurs niveaux. Elle appelle ses fidèles à « s’informer » sur les tenants et aboutissants bioéthiques des recherches qu’ils souhaitent financer. En parallèle, elle demande aux organisations bénéficiaires des dons une « transparence » : « des groupes se mobilisant pour le Téléthon pourraient dire : ‘Nous voulons bien contribuer à la collecte, mais pas pour faire n’importe quoi’ », déclarait récemment Mgr Vingt-Trois, l’archevêque de Paris.
Par le passé, le Vatican a déjà décidé de couper les vivres à certaines ONGs. Ce fût le cas en 1996, lorsque le Saint-Siège annula sa « contribution financière symbolique annuelle » à l’Unicef, au motif que l’organisation prenait des positions pro-contraception ou avortement dans certains documents.
Et le cardinal Martino, président du conseil pontifical « Justice et Paix », menaçait en juin dernier Amnesty International de cesser le soutien et la promotion si l’ONG quittait sa neutralité pour se prononcer en faveur de l’avortement.
Mais certaines voix catholiques s’opposent déjà à toute mesure de rétorsion vis-à-vis du Téléthon. Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry et frère d’un myopathe, estime dans La Croix qu’il faut « accepter que l'éthique chrétienne ne soit plus, à elle seule, celle qui soutient et anime l'éthique de la société », a-t-il souligné hier dans La Croix. Tout appel au boycott serait « d'une gravité exceptionnelle et contre la morale chrétienne ; il découragerait les donateurs, les malades et les familles », souligne pour sa part Jean-Christophe Parisot, diacre à Amiens et myopathe.
A LIRE SUR :
20:04 Publié dans Elever la République ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : politique, religion, telethon, ps, ump, jeunes populaires, udf |
|
Facebook






