05 octobre 2011
Pourquoi ils nous taxent un max ?

Bien que le Gouvernement garantisse une bonne gestion des finances publiques aux français en plein cœur d’une crise financière dont il est difficile d’entrevoir la fin, le Premier Ministre François Fillon avait annoncé au mois d’août dernier une série de nouvelles taxes qui ressemblaient à un dernier raclement de fonds de tiroirs.
La proposition de taxer plus lourdement les parcs de loisirs –sauf Disneyland Paris- a fait choux blanc devant la levée de boucliers de quelques parlementaires de la majorité, au premier rang desquels l’ancien Chef du Gouvernement Jean-Pierre Raffarin.
D’autres mesures ont été prises pour une augmentation rapide des prix du tabac (rien de bien innovant) et de l’alcool (ce n’est pas trop tôt !). Reste à savoir si cette dernière concernera également le vin jusqu’ici épargné car considéré comme partie intégrante de notre patrimoine génétique bien français.
La dernière, sous couvert d’une lutte active contre l’obésité, se dirige vers les fabricants de boissons sucrées comme Coca-Cola. Les industriels de l’agroalimentaire concernés, n’avaient pas manqué de faire entendre leur voix sans toutefois obtenir un résultat identique à celui des parcs à thèmes.
Mauvaise nouvelle pour eux, le Gouvernement semble décidé à taxer le soda des petits et des grands en doublant celle actuellement en vigueur. La lutte contre l’obésité ou contre les produits addictifs attendront, puisque la moitié des 240 millions de rentrées fiscales qu’elles sont susceptibles de rapporter serviront à financer une exonération de charges patronales pour les salariés agricoles !
En 2000, le Crédit Agricole avait choisi comme slogan « le bon sens en action »… Le Gouvernement nous offre ainsi une variante évidente en 2011 : « le bon sens en traction » !
A la manière de George Burns : « C'est dommage, tous les gens qui savent comment diriger un pays sont occupés à conduire les taxis ou à couper les cheveux ».
10:00 Publié dans Décoder la politique ?, Foudroyer l'obésité ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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30 septembre 2008
Pourquoi l’obésité s’invite à la table des crises ?

Faisant suite au rapport Parlementaire sur la lutte contre l’obésité, révélé hier par Valérie Boyer, Députée UMP, le magazine l’Express révèle ce matin le « poids » de l’obésité en France. Un constat édifiant :
« En chiffres, l’obésité pèse lourd » – Maïté Butel – L’Express – 30/09/2008
Un Français sur six est obèse
"On a une épidémie qui est extrêmement grave" rappelle Valérie Boyer, présidente de la mission d'information parlementaire sur la prévention de l'obésité. En France un adulte sur deux est en surcharge pondérale. 16,9% de la population - soit un Français sur six - est obèse. En 15 ans la prévalence de l'obésité chez les adultes a plus que doublé. Dix ans plus tôt, en 1997, ce chiffre était de 8,2%.
Le pourcentage d'obèses est semblable chez les hommes et les femmes mais on constate une prévalence de surpoids plus élevée chez les hommes.
Un enfant sur cinq est en surcharge pondérale
Chez les enfants, l'évolution de l'obésité est plus alarmante encore. En 1965, seuls 3% des moins de 15 ans étaient en excès pondéral. Cette proportion a doublé tous les 15 ans pour atteindre 6% en 1980, 16% en 2000, 20% aujourd'hui, dont 3% d'obèses.
Les personnes âgées sont également plus touchées : en 2006, 16,5 % des seniors étaient obèses contre 12,4% de la population adulte française.
15 milliards d'euros déboursés par la Sécu
La prise en charge de l'obésité, qui est un facteur majeur de maladies chroniques comme le diabète ou encore le cancer, atteindrait de 10 à 15 milliards d'euros pour l'Assurance maladie.
Des prévisions alarmantes
L'obésité pourrait toucher un français sur trois en 2020 si les comportements ne changent pas. Elle pourrait aussi représenter 13 à 14 % des dépenses de la Sécurité Sociale, selon les auteurs du rapport de la mission parlementaire d'information sur la prévention de l'obésité.
Ce matin, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot à dit non à toute variation de la fiscalité sur les produits trop gras ou trop sucrés.
« Bachelot dit non à la taxe malbouffe » à lire sur Libération
14:44 Publié dans Foudroyer l'obésité ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : gouvernement, taxe, obésité, nutrition, société, politique |
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