30 avril 2012
"Mes années Sarkozy" épisode 4 : le péché de colère
Juillet 2008
"Le monde du travail tu ne mépriseras pas" !
Devant le Conseil National de l’UMP en évoquant la loi sur le service minimum, Nicolas Sarkozy raille les grèves en France qui ne se voient pas.
Sarkozy: "Quand il y a une grève en France..." par rue89
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19 décembre 2011
Pourquoi m’avoir gâché la fête ?

Au moment de vous présenter mes vœux le 1er janvier dernier, j’ai misé sur une année pleine de promesses. Non content d’avoir laissé derrière moi 3 années consécutives très difficiles sur bien des plans, l’année 2011 était une année attendue !
Si le premier semestre fut conforme à mes espérances, j’avoue, que la seconde moitié a quelque peu effrité mon enthousiasme. LA nouvelle, l’Arlésienne de toujours, celle de mon déménagement de Puteaux vers Paris est enfin arrivée. Très désirée, celle-ci a fini par se concrétiser le 23 septembre ! Merci pour ça…
Mais alors depuis cette date….c’est le trou noir ! Non, personne ne doit y voir un quelconque parallèle avec une perte de notre AAA et encore moins une pointe d’ironie sur les tartufferies politiciennes qui nous accompagnent depuis la rentrée, que nenni ! Non, c’est que mon déménagement qui devait être une véritable fête pour moi, s’est transformé en véritable cauchemar !
Ah les gredins ! Les bandits ! Les voyous ! Ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour me ruiner le moral ! Tout ! Ils m’ont tout fait ! Moi qui avais tout bien organisé ! Moi qui avais fait de si belles étiquettes sur tous mes cartons ! Moi qui avais programmé le déménagement le plus rapide de tous les temps… Tout le travail accompli réduit à néant…
Comme chaque année nous sommes assommés de rétrospectives diverses et variées. Les récompenses pleuvent les unes après les autres pour souligner les performances –bonnes ou mauvaises- des « artistes de l’année ».
Pour ma part, pas de palmarès à dresser. Depuis la rentrée (des classes), la liste serait bien trop longue. Une exception notable toutefois ! Le triple zéro de l’année ! La Palme que je réserve à l’entreprise ou au groupe humain le plus médiocre et qui aura largement contribué à saper mon moral « champagne et paillettes ».
La Palme d’Or, la Truffe de l’année, la Pomme pourrie de tous les temps -appelez-là comme vous voulez- est décernée cette année à…….France Telecom / Orange, à Stéphane Richard son PDG et l’ensemble des salariés qui se sont penché sur mon dossier pour leur nullité savamment organisée !
La promesse d’une année qui devait se terminer en beauté m’a été gâchée par ces quelques zébulons en culottes courtes. Nos amis chinois doivent se friser les baguettes, ils ne tarderont pas à récupérer les résidus de cette entreprise partie à la dérive !
A la manière de Robert de Flers : « Pour tous ceux qui n’ont pas réussi, gâcher le bonheur des autres, c’est réussir un peu ».
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02 septembre 2011
Pourquoi la femme est un homme comme les autres ?

Mesdames et mademoiselles, j’ai une déclaration à vous faire ! Si vous êtes tristes, si vous avez un gros chagrin, savez-vous qu’il existe au sein du genre humain des ours qui vous aiment bien ? N’en doutez pas, n’en doutez plus, femmes : les hommes vous aiment !
Ce jeudi soir, l’Université d’Eté du Medef avait mis le campus d’HEC à vos pieds lors de son débat sur « le féminisme est un humanisme » ! Vos mairs patronnes ont su porter haut vos couleurs en faisant ronronner de connivence les plus machos de ces messieurs venus s’entendre dire que vous demeuriez indispensables aux grandes évolutions de notre monde.
Passé la surprise d’assister à un tel débat en 2011 où certains cherchent encore à trouver les pistes nécessaires à votre émancipation, la majorité des intervenants vous ont rendu justice en vous rendant la place qui est la vôtre. Après tout, en représentant 51% de la population de notre monde, la femme est un homme comme les autres !
Si les carrières politiques et universitaires peinent toujours à reconnaître vos égales qualités, c’est bien la négativité perpétuelle des hommes qui rend impératif l’humanisme féminin d’aujourd’hui. Mesdames et mademoiselles, j’ai une confession à vous faire, nous ne sommes pas encore arrivés au bout du chemin !
Pour s’en convaincre, cette colle posée par Véronique Cayla –présidente d’ARTE- à Jean François Copé de l’UMP, après que celle-ci aie traîné ses talons dans les salons de l’assemblée Nationale : Connaissez-vous le féminin de Député ? Réponse : une suppléante ! Tout est dit, la cabane est sur le chien ! Pour contrer cette honteuse évidence, elle a choisi pour sa part de ne plus prôner mais d’imposer la mixité à tous les étages et dans tous les services !
Lilia Labidi, nouvelle Ministre tunisiennes des Affaires de la femme, est venue rappeler aux égalitaires que nous prétendons être que les femmes tunisiennes n’ont pas attendu la Révolution de Jasmin pour obtenir une égalité de droits. Aujourd’hui bien plus qu’hier, elle sait que la formation et l’éducation sont les meilleurs alliés de toutes les femmes du monde.
L’espoir n’est jamais vain. Il faut croire dans l’Homme donc croire en la femme ! La vérité sort de la bouche des enfants. Cette fois, celle-ci est sortie de la bouche d’une philosophe, Julia Kristeva, qui prenant référence du reflet de notre société jeté aux yeux du monde lance avec vengeance : « notre égalité des sexes est enviée car elle est enviable ». Les femmes iraniennes ne diront certainement pas le contraire !
A la manière de Sacha Guitry : « Une femme, une vraie femme, c’est une femme qui n’est pas avant tout une féministe ».
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03 novembre 2010
Pourquoi le dialogue social n’est pas français ?

Selon la définition de l’Organisation Internationale du Travail, le dialogue social est : « …toutes formes de négociation, de consultation ou simplement d'échange d'informations entre représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions d'intérêt commun liées à la politique économique et sociale ».
Selon la traduction franco-française, le dialogue social est : « le Gouvernement propose, le MEDEF ronchonne, les syndicats grognent, le Peuple s’indispose, le Parlement suggère et le Gouvernement impose ».
Conclusion : le dialogue social n’est pas français.
Le sujet de la réforme des retraites peut-il encore être qualifié de débat ? Laurent Fabius a estimé que ce point a constitué le fiasco le plus retentissant du Sarkozysme, mais le président de la République est-il réellement le seul et unique fautif ?
Depuis l’entrée dans le XXIème siècle, la France a manqué deux grands rendez-vous avec son Histoire. Le premier, demeure à mes yeux le NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen qui n’a débouché sur rien d’autre qu’un blocage de l’Union Européenne et de ses institutions. A défaut d’un vote positif, le dialogue a eu lieu et le débat s’est étalé durant de longs mois. Le second restera sans conteste celui sur la réforme des retraites qui a prouvé une fois de plus aux yeux du monde, que les français ont perdu définitivement le sens du dialogue et de l’écoute mutuelle.
Même s’il s’est défendu en début de quinquennat de ne pas disposer du mandat pour mener la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a le mérite d’avoir lancé une initiative maintes et maintes fois renvoyées aux calendes grecques. Son échec est d’avoir, une fois de plus, proposé un texte qui : propose tout, ne change rien et qui ne résout pas le fond du problème.
Cette réforme ne pouvait pas être entendue comme celle de l’UMP, en pêchant par excès d’arrogance et en usant à la corde l’arme fatale de la provocation. Le devoir du Gouvernement était d’écouter, celui-ci s’est contenté de jouer du flashball dans la rue comme au Parlement.
L’opposition, de toute nature, bien que présente et vaillante lors des débats au Parlement, n’a pas convaincue et ne s’est pas démarquée par un projet alternatif crédible. Les français sont assez mûrs, ils l’ont clairement montré, pour accepter le principe d’une réforme qui exige obligatoirement des concessions de toute part. En se bornant tantôt sur les 60 ans, tout en confirmant un allongement de cotisation, tout en affirmant vouloir tout re-réformer une fois les élections passées, le message s’est brouillé et l’occasion…ratée !
Les syndicats quant à eux semblent être les seuls à tirer quelques bénéfices de cet épisode social au demeurant, le plus important depuis plus de trente ans. De leur propre aveu, ils se sont laissés débordés par la mobilisation souhaitée par la base.
Les français ont eux-mêmes initié les très fortes mobilisations, faut-il y voir un signe ? Si aucun n’a remis en doute l’impérieuse nécessité d’une réforme, tous souhaitaient que celle-ci soit juste et équilibrée. L’échec de Nicolas Sarkozy est bel et bien celui-ci ! En minimisant le principe égalitaire de la pénibilité de l’emploi, en écartant –une fois de plus- les régimes spéciaux et en misant sur un pourrissement de la situation, ce conflit marquera les esprits par le fossé séparant les citoyens de leurs gouvernants.
Tout le monde a parlé mais personne n’a pris soin d’écouter les autres. Une société qui ne s’écoute plus est une société en déroute. Les retraites méritaient un vrai débat tant elles engagent l’avenir des français et donc, celui du pays. L’idée même d’égalité de tous, d’égalité pour tous, inscrite pourtant au cœur de notre pacte républicain, n’a pas été respectée. Nos anciens ne sont pas satisfaits, les actifs se sentent floués et nos enfants peuvent s’estimer déshérités. Le dialogue social n’est pas français.
Les promesses du « travailler plus pour gagner plus » ou du « ensemble tout devient possible » sont passées du stade d’imposture à celui de mensonge caractérisé.
A la manière d’Oden Nash : « Si vous ne voulez pas travailler, il vous faudra travailler pour gagner l'argent qui vous permettra de ne pas travailler ».
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24 mars 2010
Pourquoi la prison en France version 2009-2010 ?

Jean-Marie Delarue, Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté, a rendu public son rapport 2009 sur la situation des prisons en France le 10 mars 2010. Le rapport 2008 présenté en pleine discussion de la très controversée nouvelle loi pénitentiaire, avait relevé une situation jugée « grave » en pointant du doigt les conditions de détention des détenus.
Cette dénonciation maintes fois décriée par l'Union Européenne et le Conseil de l'Europe n'a toutefois trouvé aucune solution sur le terrain, et l'ouverture de nouveaux centres de détention n'ont pas apporté les résultats escomptés sur le front de la surpopulation carcérale devenue endémique et sur l'amélioration des conditions d'accueil des personnes incarcérées.
Le rapport 2009, bientôt disponible en lecture publique, se concentre sur deux nouveaux aspects de la vie carcérale : l'oisiveté en détention et la déshumanisation des nouveaux établissements pénitentiaires.
Oisiveté en détention
Dans notre pays, la nécessité de l'enfermement a évolué selon les siècles, les majorités politiques ou les évolutions de la société. Le bagne de Papillon a cédé sa place aux geôles métropolitaines. D'une prison punitive elle est longtemps restée restrictive à la seule privation de liberté.
Les nouvelles formes de délinquance et la recrudescence de la récidive ont obligé les pouvoirs publics à entendre les recommandations des observateurs qui souhaitent de longue date que le temps d'enfermement soit utile à une réinsertion des détenus.
Cette dernière recommandation est inscrite dans la loi pénitentiaire de 2009 sous la forme suivante : «toute personne condamnée est tenue d'exercer au moins une des activités ». Ces « activités » peuvent prendre la forme de l'accès au travail, à l'apprentissage (éducation) ou au sport. Comme le souligne le Contrôleur Général dans son rapport, ces fameuses activités ne sont aujourd'hui ouvertes qu'à un nombre restreint de détenus privilégiés.
La mise en place de ces activités et leur accessibilité au plus grand nombre de détenus impose une transformation réelle des prisons et d'y consacrer les moyens financiers correspondants. Le Secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel reconnait de nombreuses carences en la matière et confirme donc, que rien n'est actuellement en chantier pour instaurer une prison qui ne se contente pas de jouer les cache-misère.
L'exercice d'une activité ou d'un enseignement professionnel y est quasiment inexistant. La crise est comme partout ailleurs en France passée par là. A l'image de se qui se produit chez les personnes sans emploi, c'est bel et bien l'inactivité et le défaut de contraintes qui plongent souvent les gens dans le désespoir et le déficit d'image. Les détenus doivent pouvoir travailler au moins à minima. Rappelons que les salaires rendus en fin de peine sont fortement minorés mais qu'une partie sert notamment à payer les dommages et intérêts versés aux victimes du délit qu'ils ont commis.
Jean-Marie Delarue conclut par le triste constat que seul le sport demeure comme une activité répandue....et encore ! Soigner sa forme est sans doute un exutoire pour les détenus, mais ne les obligent nullement à assumer leurs propres responsabilités et entrevoir des possibilités concrètes de réinsertion sociale.
Nouvelles prisons : nouveaux problèmes
Le deuxième point abordé par le rapport annuel du Contrôleur Général s'attaque aux nouveaux établissements pénitentiaires ouverts ces dernières années sur le territoire. A l'origine ces prisons étaient censées répondre à la surpopulation carcérale et à permettre une remise en état des établissements les plus vétustes comme la prison de la Santé à Paris.
Outre les quelques soucis de démarrage comme les pannes de courant ou failles de sécurité, le rapport révèle un constat très pessimiste sur la conception même de ces prisons. Si les tentatives d'évasion existent réellement, Jean-Marie Delarue estime que les nouveaux établissements jouent la carte de l'ultra-sécurisation au détriment de l'humanisation.
Il donne pour exemple concret la multiplication du béton ou la densité des grilles de séparation qui pénalisent un gros tiers des détenus. En effet, ces mesures de sécurisation rallongent les parcours des détenus et des surveillants et rendant les déplacements pour rendez-vous médicaux, de travail ou de sport caduques pour cause d'horaire dépassé !
Si cette anecdote prête à rire, elle pose des problèmes essentiels à la bonne marche de la vie carcérale : frustration plus forte des détenus, hausse de l'agressivité de ces derniers et augmentation des violences entres détenus et sur les personnels de surveillance.
Le Contrôleur Général appelle le Gouvernement à repenser la conception des futures prisons et souhaite que ces dernières se limitent à l'accueil de 150 à 200 détenus au maximum. Sachant que les prévisions d'ouverture connaissent déjà des retards conséquents, d'ici 2017 où le programme immobilier de la Justice est fixé, il y a fort à parier que de nouveaux changements politiques seront intervenus avec des priorités bien différentes.
Consulter le site du Contrôleur Général des Lieux de privation de liberté
Consulter le rapport 2008 et le rapport 2009
Site du Ministère de la Justice : section Prisons et réinsertion
Sites de l'Observatoire International des Prisons et de Ban Public
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18 décembre 2008
Atelier des Idées : Le repos dominical. Un certain tour de la question
LE REPOS DOMINICAL. UN CERTAIN TOUR DE LA QUESTION

Le Président de la République veut absolument assouplir la législation sur le travail dominical. C’est un engagement de la campagne présidentielle.
Sa demande est relayée par Xavier Bertrand, Ministre des Affaires Sociales, Luc Chatel, Secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la consommation ( « Le Monde du 9/12, le travail du dimanche est une avancée sociale ») et Jean François Copé, Président du groupe UMP, à l’Assemblée Nationale. Une proposition de loi, déposée par Richard Mallié, député UMP des Bouches- du -Rhône, visant à définir les dérogations au repos dominical dans les agglomérations de 1 million d’habitants (Paris, Lyon, Marseille, Lille), les zones touristiques et les commerces alimentaires devrait être examinée ce mois.
Il s’agit d’une proposition et non d’un projet
Ce qui permet une moindre consultation des syndicats (source : direction du « Pèlerin », René Poujol).
La CGT, cependant, a déposé, à l’Assemblée Nationale, une motion de 7 212 signatures (à la date du 28/11), la CFDT estime la proposition inutile et dangereuse : les compromis actuels d’ouverture d’un nombre faible de dimanches et de jours fériés sont suffisants.
C’est un sujet controversé
Les partis de gauche sont contre toute modification, de même que les syndicats nationaux CGT, CFDT, FO, le Syndicat des Petites et Moyennes Entreprises, la Confédération des Artisans et cinquante huit députés UMP, NC et MPF. Des députés de gauche publieraient, ultérieurement, une tribune dans « Libération » : Yes, week- end , pour s’opposer au texte. Des députés de la majorité, dont Marc Lefur (Côtes d’Armor), Jean Frédéric Poisson (Yvelines), Philippe Meunier(Rhône), l’ancien ministre de l’économie Hervé Gaymard (Savoie), ont publié une tribune dans « Le Figaro » (Touche pas à mon dimanche), une autre dans « Le Monde » développant les raisons de leur opposition : ils ont été reçus, en particulier, par Claude Guéant, secrétaire Général de L’Elysée.
La proposition de loi se modifie à partir des pressions fortes qui s’exercent
En particulier les commerces alimentaires (dont les Grandes Surfaces) n’ouvriraient plus que le dimanche matin, mais jusqu’à 13 H, au lieu de 12 H. Le 3 décembre 2008, 34 députés UMP résistaient encore en demandant, en particulier, le retrait de Lyon et de Lille. Les Français, depuis la dernière consultation en 2006, évolueraient (selon le Parisien et le Journal du Dimanche) vers l’acceptation d’un assouplissement, sous conditions, ce que d’autres sondages contredisent. Aucun pourcentage n’est fiable, parce que les questions sont inductives, par exemple : Voulez-vous gagner plus…et que le citoyen, le travailleur ou le consommateur, trois personnes en une, n’ont pas le même point de vue. Aucun sondage interrogeant tous les actifs appelés à travailler le dimanche n’a encore été réalisé. Le Conseil Economique et Social en 2006 avait émis un avis défavorable.
Le droit au repos dominical des ouvriers et des employés remonte à la loi du 13/07/1906
Qui définissait strictement les dérogations de plein droit (hôtels, hôpitaux, musées…) Les décrets d’application furent signés en 1919. La France était alors rurale, catholique, sans internet…
Aujourd’hui, les dérogations sont au nombre de 181: la dernière, votée par le Sénat le 14/12/2007, concerne l’ameublement.
L’Etat, paradoxalement, ne fait pas respecter l’interdiction d’ouverture le dimanche, la situation est très confuse s’apparentant parfois à un laxisme volontaire et ce sont les syndicats qui interpellent la justice afin d’imposer des pénalités aux contrevenants : ainsi une grande surface vient-elle d’être condamnée à fermer deux magasins du Val D’Oise, sous peine de devoir s’acquitter d’une amende de 100 000 € par dimanche. Le centre commercial Plan de Campagne, dans les Bouches- du- Rhône, entre autres, ou les commerces de Thiais sont hors la loi et l’Etat l’accepte.
Intégralité du texte à lire sur : www.atelier-idees.org
11:12 Publié dans L'Atelier des Idées ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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29 août 2008
Pourquoi Dieu s’est invité à l’Université d’été du MEDEF ?
Le MEDEF a invité les cultes à la table des débats. « Dieu pour point d’appui et la prière pour appui » tel était le titre de la conférence dédiée à la place du culte dans la vie des entreprises. Les trois grandes religions monothéistes étaient conviées à converser sur les évolutions de la pratique religieuse et de sa comptabilité dans le monde du travail.
Les grands débats qui secouent régulièrement la société française comme le port du foulard islamique ou le respect de la loi sur la Laïcité, ont rapidement fait surface et on été régulièrement abordés lors de cette conférence.
On s’étonnera presque d’apprendre que près de 26% des salariés français (37% en Ile de France), sont aujourd’hui demandeurs d’aménagements quand à la pratique de leur croyance dans leur société. Sur ce point Michel Coquillon, Vice-président de la CFTC, insiste sur la liberté qui doit être laissée aux entreprises (et à ses salariés) par la négociation, de faciliter la pratique des cultes ou de la place qui peut lui être consacrée en son sein.
La rigidité des français sur les questions religieuses ne pouvait pas non plus être absente de ce débat. Le travail du dimanche, par exemple, reste un point qui ne fera pas consensus avant longtemps. Pierre Deschamps, Président d’Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens évoquera le fameux et très irritant « héritage chrétien de la France » pour justifier de la lenteur des évolutions possibles.
Lors du jeu des questions / réponses avec la salle, j’ai souhaité interpellé les intervenants sur la question de la Laïcité, une loi de 1905, incontestablement utile mais édicté en des temps où seule la religion catholique faisait loi dans notre pays. Je pose le constat qu’en 2008 notre pays compte plus de 8 millions de musulmans et pas moins d’un demi million de juifs, et m’interroge sur la nécessité d’un nécessaire dépoussiérage d’une loi restée calquée sur le modèle d’une France catholique.
Michel Coquillon me répond simplement que la loi sur la Laïcité n’est aujourd’hui pas remise en question sur sa forme, mais que des évolutions sont envisageables voire souhaitable.
C’est sans doute un commentaire de l’écrivain Fabrice Hadjaj qui définie la relation entre la religion et le monde du travail. Cette même relation qui lie la spiritualité de l’homme à son nécessaire besoin de subsistance : « L’homme doit travailler pour s’ouvrir et s’épanouir en société. Il doit créer et produire des richesses qu’il doit ensuite apprendre à partager. Mais ce travail, cette tâche nécessaire à sa subsistance physique, ne doit en aucun cas l’éloigner du don de ce qui ne s’achète pas comme de beaux paysages, l’amour ou la tendresse des siens. L’homme malgré ses obligations matérielles doit garder du temps pour sa famille et ne pas en être dépourvu ».
Il termine par une citation de Gandhi : « L’homme peut se passer plusieurs jours sans manger mais il ne peut pas passer une journée sans prier ».
Régis Sada
12:30 Publié dans Université d'Eté Medef 2008 | Lien permanent | Envoyer cette note
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