24 avril 2007

Pourquoi ce premier tour est une réussite démocratique ?

medium_flag_france.6.jpg Par ce beau dimanche ensoleillé, c’est un premier tour d’élection présidentielle heureux et instructif qui s’est accompli.

Heureux par un retour massif des françaises et des français aux urnes, accomplissant même après 20H00 leur devoir civique. Après avoir boudé les urnes en 2002, amenant une imposture démocratique au second tour, les français ont sans doute voulu signifier que l’on ne les reprendrait pas à jouer avec leur avenir. Le référendum sur le TCE avait déjà ramené les citoyens à s’impliquer et à choisir avec clarté.

Heureux par une saine défaite du Front National qui le ramène –encore trop haut- à un niveau qui ne lui permet plus de jouer les arbitres. C’est un Jean-Marie Le Pen hors service qui s’est présenté devant les caméras dimanche soir, un poupon brisé à qui l’on a volé son hochet. Les républicains et démocrates de tout horizon, ne peuvent que se satisfaire du retour des électeurs « déviants » vers un choix républicain. Reste à connaître maintenant les conditions qui permettront à Nicolas Sarkozy de les maintenir sous sa coupe.

Heureux par un score faible d’un Philippe De Villiers aussi arrogant que méprisable par ses prises de position sur l’Europe, l’Islam ou l’égalité des droits pour les citoyens homosexuels. Philippe De Villiers a cru pouvoir mobiliser sur son nom et son discours en brandissant pour seule réussite, le constat de son département de la Vendée. Il aura l’occasion d’y passer de longues semaines de repos bien mérité, offrant ainsi aux français un repos tout aussi mérité.

Instructif par l’excellent score réalisé par François Bayrou, qui n’a pas à rougir de sa disqualification au premier tour, puisqu’il détient involontairement les clés du deuxième tour. Par sa stratégie d’un centre indépendant, François Bayrou a réussi l’improbable ralliement de citoyens de droite, de gauche et du centre, lui ouvrant la voie à la formation d’un Parti Démocrate qui pourrai convenir à bien des électeurs soucieux de classer le clivage stérile gauche/droite.

medium_buste_de_Marianne.4.jpgInstructif par la véritable gifle infligée à l’ensemble de l’extrême-gauche n’ayant que pour seul programme, le NON obtenu lors du référendum européen. Ce résultat est également le fruit de la mésentente entre tous ces intervenants, qui n’avaient sans doute pas accepter le fait qu’Olivier Besancenot était le mieux placé pour fédérer et mobiliser leur électorat. Certains électeurs de cette gauche archaïque semblent tentés –a minima- de voter Nicolas Sarkozy au deuxième tour, afin d’espérer encore et toujours des luttes sociales qui accoucheront d’un grand soir qui ne viendra plus jamais.

Décevant en revanche pour Dominique Voynet et les Verts, qui ont subi de plein fouet l’appel au vote utile. Décevant car Dominique Voynet mérite mieux que ce score qui donne l’écologie bien en dessous du niveau de préoccupation des français. Décevant pour cette femme ouverte et généreuse qui entendait porter un message différent, malheureusement passé totalement inaperçu. Une gauche au pouvoir prochainement, ne devrai pas faire l’économie de se passer de son talent et de sa gentillesse qui rassure souvent les français sur le caractère sain de la classe politique.

Plaisant, enfin, par le score obtenu par Ségolène Royal et le Parti Socialiste. Plaisant par son caractère de prise de revanche sur le cataclysme de 2002, qui avait balayé un Lionel Jospin pourtant méritant. Plaisant par la volonté des français de marquer leur souhait de voir un changement radical dans les orientations d’une gauche restée à la remorque de la modernité et de l’ouverture sur le monde. Plaisant parce que les français n’ont pas marqué d’attachement au sexe du candidat, mais bel et bien sur ses propositions et sa capacité à devenir un bon Chef de l’Etat. Plaisant, car les idées socialistes-libérales que je porte à Puteaux, et que pousse au niveau national, se sont révélées justes et attendues par les français.

C’était un beau dimanche d’avril que ce premier tour d’élection présidentielle. C’est un renouveau démocratique et républicain qui permet de fixer le destin du pays sur de nouvelles bases.

C’était le jour que j’attendais depuis bien des années, ce jour qui a mis un terme à l’étouffante hégémonie de la génération 68 sur le destin de leurs enfants.

Ce 22 avril 2007, marque le passage d’une France à une autre…

Régis Sada

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20 avril 2007

Françaises, Français : la République et la France nous appellent !

medium_flag_france.5.jpgMes chers compatriotes,

Le dimanche 21 avril 2002, le refus de nombreux citoyens d’accomplir leur devoir civique à beaucoup coûté à la démocratie, à la République et à la France. D ’un premier tour déjà assuré, nous avons eu le triste devoir de départager la droite de l’extrême-droite.

Les partisans de la « vraie France » ont été largement récompensés des années passées à distiller leur poison de haine, de populisme et de démagogie, au sein d’une société désorientée. Ce jour là, c’est la France de l’intolérance et de la collaboration qui est ressortie au grand jour, laissant à Jacques Chirac le soin de défendre les valeurs que nous sommes tous censés défendre.

Nous sommes désormais prévenus et nous n’auront aucune excuse si ce scénario venait à se reproduire. Cinq ans après, les thèmes et thèses défendues par l’extrême-droite ont un peu plus imprégnées l’opinion et sont aujourd’hui reprises par les candidats dits « républicains ». Par avidité et cupidité, certains sont prêts à tous les sacrifices et à toutes les compromissions.

Le choix, mes chers compatriotes, est désormais entre vos mains. Le pouvoir reste au peuple souverain qui décidera dimanche de son avenir. La seule arme contre la médiocrité politique et le déni de démocratie orchestré dans une campagne sans débat reste le bulletin de vote.

A nous, citoyens, de défendre : nos valeurs, nos envies, nos droits et nos libertés. C’est le seul rempart valable contre le péril nationaliste défendu par certains.

Quelque soit nos convictions, notre religion, notre origine ethnique ou sociale, ou notre sexualité, nous restons tous égaux dans l’isoloir et nos voix comptent au même titre que celles des autres. Le droit et le devoir de chaque citoyen est de voter. Il faut user de ce droit qui n’est pas commun à tous les hommes dans ce monde.

Si nous voulons changer la France de demain, le 22 avril 2007 : VOTONS en masse avec notre cœur pour la République et pour la France.

Chaque voix construit la France.

Régis Sada

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16 janvier 2007

Pourquoi la situation des prisonniers français laisse de marbre les candidats à la Présidentielle ?

medium_prison.2.jpgDe l’aveu de beaucoup de candidats, une éventuelle réforme des prisons et le fait de se pencher sur les conditions de vie des détenus français, ne sont pas vraiment des thèmes porteurs pour un candidat à la magistrature suprême.

Ce n’est pas une nouveauté et cela n’a rien de bien vraiment étonnant. Il est en effet plus facile de jeter un regard ému sur la misère et sur la précarité, quant celui-ci s’accompagne d’une nuée de caméras et de journalistes !

Lorsque ces mêmes caméras et ces mêmes journalistes pénètrent dans les prisons (rarement comme les Parlementaires qui y ont pourtant un accès illimité et sans réserves), les détenus, les cellules, les « salles de bain » et autres lieux de vie, sont nettoyés et récurés en profondeur. Le parcours est millimétré et ne laisse pas le loisir de relever les conditions réelles des détenus.

C’est vrai, il est tellement plus facile de fermer les yeux sur ce qui est caché derrière les murs… Cela n’empêche pas les gens de dormir, et surtout pas celles et ceux qui sont censés s’y confronter directement.

Pour avoir côtoyé de près ce milieu carcéral il y quelques mois, je suis témoin que l’on cache la vérité aux français sur les prisons, leur état réel et les conditions de vie des détenus. J’avais adressé un courrier dans ce sens au Chef de l’Etat Jacques Chirac, qui sera confirmé quelques jours plus tard par le Commissaire Européen aux Droits de l’homme, qui avait estimé que nos établissements se situaient juste devant ceux de la Moldavie  ! Une véritable référence démocratique !

La tenue orange des détenus de Gantanamo vous a révolté ? En France, en 2007, des détenus sont habillés de la même manière et sont autorisés à « visiter » leurs familles dans cet accoutrement indigne.

Si le droit des victimes doit être respecté, la France , terre des droits de l’homme et du citoyen se doit de se pencher sur la réalité de ses conditions d’emprisonnement.

Sur cette question, comme sur beaucoup d’autres, et malgré l’aveu assez révoltant en fin d’article de l’Ancienne Ministre Socialiste de la Justice Marylise Lebranchu, j’attends des actes concrets et réels et non de vagues promesses qui n’engagent que les gogos qui les croient.

Régis Sada

 

Des candidats prudents sur la réforme des prisons

Sollicités par des associations pour faire part de leur programme en cas d'élection, sept prétendants sur neuf rendent leur copie au Sénat.

Par Jacqueline COIGNARD

Réformer les prisons ? Tous les candidats à la présidentielle le promettent, à l'exception de Jean-Marie Le Pen et de Philippe de Villiers. Mais Nicolas Sarkozy s'y engage à reculons, en répondant à côté de la question qui lui était posée par les organisateurs des récents états généraux de la condition pénitentiaire (1). Comme la prison n'est pas un thème de campagne franchement porteur, ces associations ont pris les devants. Avec l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter en figure de proue, elles ont d'abord lancé une vaste consultation auprès des détenus et des acteurs du monde judiciaire concernés (2). Puis aux principaux candidats déclarés à la présidentielle, elles ont envoyé une «déclaration d'engagement» qui énumère une douzaine de principes directeurs de la réforme souhaitée.

Pas une fin en soi

Excepté Villiers, les candidats interpellés se sont exprimés sur le sujet (3). Leurs réponses seront rendues publiques ce matin au Sénat. La plupart (sept sur neuf) souscrivent sans réserve aux propositions qui ont émergé des états généraux. Tant sur le principe de présenter rapidement une loi pénitentiaire que sur sa philosophie : la prison n'est pas une fin en soi, mais l'ultime recours utilisé pour ramener le détenu vers une vie de citoyen. «Il faut rompre avec la politique du "toujours plus d'enfermement'' qui veut faire croire que "plus de prison, c'est plus de sécurité''», écrit Ségolène Royal. «Je veux, rapidement, faire adopter une loi pénitentiaire qui rappellera que la privation de liberté est une sanction grave, lourde de conséquences pour celui qui la subit et pour sa famille, qui doit être prononcée avec mesure», promet la candidate socialiste. Sur le contrôle externe des prisons, le respect des droits des détenus ou la préparation à la sortie, elle se déclare en phase avec les conclusions des états généraux. «C'est pourquoi je m'engage, si je suis élue, à les mettre en oeuvre.»

Retour à la vie sociale

Même adhésion totale de François Bayrou : «Parce que l'état des prisons est un signe de l'état de notre société, les engagements pris pour réformer le système pénitentiaire doivent l'être de façon transpartisane, pour interpeller avec force l'opinion publique. C'est la démarche des états généraux, à laquelle je souscris sans réserve.» Le chef de file de l'UDF voit aussi l'incarcération comme un «dernier recours» qui doit préparer au retour à la vie sociale, et liste les droits des détenus (respect de la dignité, droit à la santé...).

Deux réponses se distinguent. Celle de Le Pen, qui rejette en bloc les propositions. Et celle de Sarkozy, qui ne s'inscrit pas dans le cadre des états généraux mais défend sa vision immobilière du sujet : «Depuis vingt-cinq ans, ces sont les gouvernements de droite qui ont le plus agi en faveur des prisons.» Et de citer les programmes de construction de Chalandon, Méhaignerie, Perben. Il s'interroge peu sur le sens de la peine ou les capacités de réinsertion. On pourrait résumer ainsi sa position : il faut construire de nouvelles places pour que les détenus soient plus à l'aise et que la France soit moins critiquée pour l'état honteux de ses prisons. «Je me suis clairement engagé à ce que la dignité de la condition carcérale soit une priorité de notre action», écrit le candidat UMP. Il prône une séparation stricte entre prévenus et condamnés, le droit à une cellule individuelle, mais aussi l'instauration d'un «contrôle général indépendant des prisons». Et, après avoir tant critiqué les juges «laxistes», il regrette tout à coup les excès de détention provisoire qu'il voudrait réserver «aux cas d'atteinte ou de menace à l'intégrité physique des personnes».

Sens de la peine

En novembre 2001, Marylise Lebranchu avait laissé une réforme pénitentiaire dans ses tiroirs de la chancellerie. Il y était déjà question du sens de la peine, de la récidive, du droit des détenus. «Tout le monde m'a dit que c'était trop tard, juste avant la présidentielle, qu'on allait gâcher le texte», explique l'ex-garde des Sceaux socialiste . Réformer les prisons, semble-t-il, se fait en début de mandat. Et puis, il y eut passation de pouvoir. «Perben m'a dit que c'était un texte de qualité, qu'il pensait le reprendre», raconte Marylise Lebranchu. En fait, on assista à la création d'un secrétariat d'Etat aux Programmes immobiliers de la justice et à la mise sous tutelle de la justice par l'Intérieur, résume-t-elle.

A LIRE SUR :

Libération

 

12 janvier 2007

Pourquoi la médiocrité amène un dicton codé ?

medium_regis.jpg Ce qui débecte le plus dans la nature humaine, c’est la volonté de briser les autres quant on manque : d’audace, de compétences et de capacités.

Sans idées et sans envie de dépasser ses propres difficultés, on se ridiculise aux yeux des autres et l’on perd toute crédibilité.

En sombrant peu à peu dans le dogmatisme, on frôle doucement le sovietisme et le fascisme. A des propos litigieux, répondons sous des airs religieux.

Internet offre désormais aux citoyens français la plus belle revanche : celle de blogger et de se livrer en toute liberté.

Associant mon humeur du jour au récent voyage de Ségolène Royal en Chine, je ne résiste pas à vous faire partager mon nouveau dicton chinois :

« CONVICTIONS AU TOP NE PEUVENT AVOIR PEUR DU FLOP - CERTAINS ESPOIRS DECUS SONT LE FRUIT DE LANGUES BIEN TROP PENDUES »

Bien mal acquis ne profite jamais… A bon entendeur…

Régis Sada

03 janvier 2007

Pourquoi je n'aime pas la "Soupe de Cochon" distribuée à Paris ?

Amis parisiens, si vous passez du côté de la Gare Montparnasse , vous remarquerez peut-être sur son esplanade un attroupement un peu particulier.

Jusqu’ici, en hiver, il n’était pas rare d’assister à des distributions de denrées alimentaires pour les plus démunis. Quelques âmes généreuses ont choisi d’offrir aux SDF parisiens un bouillon très spécial. Une « SOUPE » qui peut pour certains d’entres-eux, être difficile à digérer.

Cette soupe du cœur vient du terroir de France. Une soupe au bon gout de cochon. Tous les sans abris invités à venir consommer ce potage préparé avec amour de son prochain. Ici, pas de distinction entre les pauvres. Du moment que ces affamés soient des amis du cochon.

La justice de notre pays n’a rien trouvé à redire à cette distribution, estimant que des motifs de trouble à l’ordre public ou de discrimination ne pouvait être reconnus. La Préfecture de Police de Paris et la Mairie de Paris, ont oser sous-entendre que ce don en nature était presque raciste et xénophobe. Quelle honte !

Grâce à « SDF - Solidarité des Français », tous les SDF parisiens seront bien rassasiés. Les sans-domiciles fixes de confession musulmane ou juive devront faire une entorse à leurs habitudes spirituelles. S’ils veulent manger à leur faim, il faudra qu’ils aiment le cochon… ! C’est la justice qui le dit.

Citoyennes, citoyens, si vous ne souhaitez pas boire le bouillon que vous propose ces âmes charitables, vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire. En 2007 : VOTEZ !

Nicolas Sarkozy a proposé le "Karcher"....je suppose que c'est valable pour tout : même pour les PORCS, non ?

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PARIS (Reuters) - La justice a estimé que la distribution de "soupe au cochon" par une association proche de l'extrême droite n'était pas raciste et l'a donc autorisée malgré une interdiction de la préfecture de police de Paris.

Le tribunal administratif de Paris a demandé que soit levée cette interdiction décidée le 28 décembre par la préfecture qui dénonçait le caractère xénophobe de cette opération caritative excluant de fait les personnes de confessions juive ou musulmane.

Le tribunal administratif a estimé que la distribution de cette soupe populaire ne constituait pas un trouble à l'ordre public ni une discrimination avérée. La préfecture devrait faire savoir mercredi si elle fait appel ou non de la décision.

Cette distribution, qui a vu le jour durant l'hiver 2004 à Paris, a été lancée par l'association "SDF-Solidarité des Français", proche de mouvements d'extrême droite, dont le but est, selon l'organisation, de distribuer une soupe "gauloise" préparée à base de lard.

Le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, s'est dit "étonné" de la décision du tribunal administratif et a invité la préfecture à faire appel. Il estime dans un communiqué que cette distribution exclut "sciemment" les juifs et les musulmans.

"Face à cette initiative aux relents xénophobes, je veux exprimer à nouveau la volonté de la municipalité de dénoncer et de combattre toute forme de discrimination, de racisme et d'antisémitisme", écrit Bertrand Delanoë.

"On peut imaginer beaucoup de choses sur l'intention de l'association mais il n'y a jamais eu de discrimination avérée", a déclaré pour sa part sur France Info Me Frédéric Pichon, l'avocat de l'association. "On n'a jamais pu constater qu'une personne se verrait refuser de la soupe ou des vêtements en raison de son appartenance (...) à une religion ou une race déterminée."

A LIRE SUR :

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29 décembre 2006

Pourquoi la France et la République méritent notre vote en 2007 ?

medium_liste.jpg Question évidente ou sans réponse… Voter reste le droit et le devoir civique de chaque citoyen français.

C’est encore l’une des rares libertés donnée à chaque français d’exprimer son opinion sur le devenir de la Nation et de la société.

L’article deux du chapitre premier de la Constitution de la République indique son principe fondamental : « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Dans notre pays, le personnel politique n’est que dépositaire d’un mandat confié par et pour le peuple.

Le bulletin de vote reste le dernier rempart contre l’intolérance, le racisme, les discriminations et la généralisation de la pauvreté. Un vote reste la seule arme valable contre le mensonge et le renoncement de nos dirigeants. Un vote est anonyme sans couleur et sans religion. Un vote c’est le don d’un citoyen à son pays.

Souhaiter le changement doit demeurer dans le cercle de l’utopie concrète. L’année prochaine, le mot d’ordre devra être fidèle au dicton suivant : « quant on veut, on peut ! ».

Citoyennes, citoyens, l’heure est venue d’assumer votre part de responsabilité en vous inscrivant sur les listes électorales de votre commune de résidence avant demain, samedi 30 décembre 2006.

"Ne vous demandez pas ce que la France peut faire pour vous, mais ce vous pouvez faire pour la France."

La France et la République méritent notre vote en 2007.

Régis Sada

28 décembre 2006

Pourquoi dans les prisons françaises, le viol est considéré comme une forme de sexualité ?

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Les conditions de détention dans notre pays ont été jugées inacceptables par le Commissaire Européen aux Droits de l’Homme.

En cette période de fêtes, je souhaite sensibiliser nos dirigeants et les citoyens sur certains qui restent cachés derrière les murs des prisons.

Choquons un peu les consciences, juste après Noël parlons de la sexualité dans les prisons.

Ci-dessous, un texte trouvé sur le net et particulièrement fidèle à la réalité vécue. Tout ce qui est écrit existe et rien n’est fait pour y mettre un terme.

Si le droit des victimes doit-être respecté, la République doit assurer à ces femmes et ces hommes privés de liberté un minimum de dignité.

Dernier point : les parlementaires français ont un accès illimité aux prisons, ils sont rares à utiliser ce droit pour juger des conditions de vie de nos détenus. C’est vrai pour récolter des voix, s’afficher à côté de détenus restera toujours moins vendeur que d’être vu à côté de chômeurs ou de SDF. Merci pour ça aussi…

La sexualité en prison est un élément de pouvoir. Le désir a disparu pour laisser place au sexe comme outil de domination

Il n'est pas question d'extrapoler et de délirer : la prison parce qu'elle est un système d'enfermement induit des comportements, mais ne voyons pas dans chaque détenu un ou une homosexuel(le). D'ailleurs les campagnes de sensibilisation au SIDA et maladies sexuellement transmissibles sont la plupart du temps vécues comme une information pour l'après détention. Les préservatifs ont pour bon nombre de détenus cette fonction, cette représentation.

Néanmoins, la prison peut également être un lieu de violence et de violences sexuelles. De nombreux sociologues dont Daniel Welzer-Lang, Lilian Mathieu et Michaël Faure ont décrypté ce phénomène. Pour eux, la sexualité en prison n'est pas nécessairement une sexualité palliative due à l'absence du partenaire de sexe opposé. Elle trouve toute sa place dans une mécanique de pouvoir qui s'installe dans un mode coercitif.

Une organisation sociale hiérarchisée existe en prison et les caïds établissent leur pouvoir en se faisant respecter par les hommes faibles, dans lesquels sont classés les homosexuels ou ceux qui sont perçus comme tels. En échange d'une protection physique et d'avantages, les hommes dits faibles servent d'objet sexuel pour leur caïd. Les témoignages montrent qu'il s'agit rarement d'un rapport motivé par la recherche du plaisir tant pour le caïd que pour son partenaire. Pour ce dernier, ce rapport est vécu comme une forme particulière d'abus sexuel, zone frontière entre le viol et la prostitution. Pour le caïd, il s'agit d'affirmer sa puissance. Il est révélateur de constater que le plaisir sexuel disparaît de la prison : perte du désir et perte du plaisir confirment que la sexualité n'est qu'un outil. Les "pointeurs" (ceux qui sont condamnés pour viol), qui se trouvent au bas de l'échelle sociale des prisonniers, sont soumis à la plus grande violence dans les prisons.

Notons que la présence de caïds et l'autorité sur ces caïds vaut par délégation autorité sur l'ensemble de la prison pour les gardiens. Ce lien entre matons et caïds fonctionne et repose sur l'homophobie : les gardiens gratifient les hommes forts pour le respect des règles de paix sociale dans la prison, les hommes forts gratifient les hommes faibles sous leur contrôle; et les éléments perturbateurs sont désignés comme homosexuels. Cette autorité peut être un enjeu de pouvoir du gardien sur le caïd : de part son statut, il pourra obtenir un accès plus fréquent aux douches, aura plus régulièrement des droits de visite au parloir. Il pourra même bénéficier d'une relative tranquillité de la part du gardien : ce qui permet d'établir des relations rapprochées ou des relations sexuelles avec sa compagne lors d'un parloir. Il s'agit bien du pouvoir : un individu détient ce pouvoir et peut l'exercer ou non. Quand il s'exerce : il n'est pas gratuit ou philanthropique !

Dans ce contexte, la dénonciation des abus sexuels est surréaliste. Selon plusieurs études menées en France entre 1988 et 1989, plus du quart des détenus reconnaissaient des rapports homosexuels durant leur détention. La honte et la volonté d'oublier rendent les témoignages difficiles. Ce chiffre souligne le péril social, affectif qu'engendre notre système carcéral. Il n'est pas exagéré de parler de péril affectif ou social en prison.

La prison n'est pas un monde à part : c'est une société qui reproduit les structures générales liant pouvoir et sexe. On y retrouve un prolongement de l'ordre socio-économique établi : les détenus issus de statut social élevé, tels les politiques, les personnalités médiatiques ou grands industriels ne sont pas soumis à la loi du caïdat. Les personnes riches en prison évitent de "cantiner" et le travail sous-payé. La prison apparaît comme un prisme révélant les différences sociales, qui épargne relativement les plus aisés, mais accroît les difficultés des autres.

"Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants", pourtant…

Tony Ben Lahoucine

A LIRE SUR :

Asile

 

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Pourquoi des français dorment encore dans la rue ?

medium_logo_charte_enfants_de_don_quichotte.jpgLes déclarations de bonnes intentions ne suffisent pas. Il est scandaleux que nos élites constatent la misère seulement en période d’élection.

Non, même pendant la trêve des confiseurs, la misère ne recule pas.

En hiver, les parisiens jettent un regard ému en direction des toiles de tente et des cartons qui jalonnent les trottoirs. En été, certains trouvent qu’elles puent. Moi ce qui me choque, c'est que des gens dorment dans la rue, rien de plus.

Oui, la misère est difficilement supportable dans les pays pauvres. Elle reste inacceptable dans un pays comme le nôtre.

Les français sont 52% à confesser leur peur de devenir un jour sans domicile fixe. Les citoyennes et les citoyens ont le devoir de demander des comptes à leurs dirigeants sur cette misère qui s’est étendue.

Nicolas, Ségolène et les autres… Un peu moins de promesses et un peu plus d’action. C’est sur cela aussi que les français vous jugeront.

Pour toutes ces raisons, j’ai signé aujourd’hui la charte des Enfants de Don Quichotte. Vous aussi, engagez vous en cliquant ici !

 

CHARTE DU CANAL SAINT-MARTIN POUR UN LOGEMENT POUR TOUS

PREAMBULE

Nous, citoyens et citoyennes, refusons la situation inhumaine que vivent certains d’entre nous, sans domicile fixe. Nous voulons que soit mis fin à ce scandale, à la honte que cela représente pour un pays comme le nôtre.

La Constitution garantit le droit à la dignité, à des moyens convenables d’existence, et nous avons un devoir d’assistance à personne en danger.

Nous n’acceptons plus que les plus fragiles ou les plus pauvres soient laissés au bord de la route.
Il faut rompre avec les solutions provisoires, les logiques d’urgence qui aggravent la précarité et condamnent tant de personnes à une souffrance insupportable, et même certaines à une mort prématurée.

Nous demandons à l’Etat de mettre en place dès aujourd’hui une politique ambitieuse garantissant l’accès de tous à un vrai logement, à travers les mesures suivantes. Pour la dignité de tous.

ARTICLE 1 : OUVRIR LES STRUCTURES D’HEBERGEMENT 24H/24H, 365 JOURS PAR AN, ET HUMANISER LES CONDITIONS D’ACCUEIL.

Parce que certains centres d’hébergement sont inadaptés, parce que beaucoup de personnes sans domicile fixe refusent d’y aller, il faut humaniser les conditions d’accueil dans les foyers :

  • Ouverture 24H/24, 365 jours par an de tous les centres d’hébergement
  • Mise en place de locaux décents et à taille humaine
  • Accueil en chambre individuelle, ou double si désirée
  • Garantie de places accessibles pour les couples et les personnes ayant des chiens
  • Participation des personnes à la vie et l’organisation du centre
  • Renforcement de l’accompagnement social

Les locaux ne permettant pas de répondre à ces exigences doivent être fermés et remplacés par des structures adéquates. Le nombre de places doit être ajusté à la demande, pour que nul ne reste sans hébergement.

 

ARTICLE 2 : FINI LE RENVOI A LA RUE ! TOUT ACCUEIL EN HEBERGEMENT DOIT MENER A UNE SOLUTION STABLE

 

Le système actuel d’urgence porte atteinte à la dignité des personnes lorsqu’on les envoie d’hébergement en hébergement, pour des périodes arbitraires, de quelques jours, entrecoupées de passages à la rue. L’appel au 115 devrait être unique et entraîner un hébergement de la durée nécessaire! Les dispositifs comme l’accueil «7 nuits» du 115 à Paris doivent être abolis! On entretient ainsi l’errance, par une répétition de ruptures alors que tout être humain a besoin de stabilité et de liens durables.

 

Cette pratique, qui décourage et casse tant de personnes, ruine leur santé et les met en danger, doit cesser immédiatement.

 

La durée d’accueil dans un hébergement doit toujours être personnalisée et conduire à une solution durable et librement choisie.

 

ARTICLE 3 : CREER IMMEDIATEMENT UNE OFFRE DE LOGEMENTS TEMPORAIRES :

 

En attendant la pleine application des articles 4,5 et 6, et parce que l’hébergement en hôtel, ou le maintien en foyer au-delà de la durée nécessaire, sont coûteux et inadaptés, il faut immédiatement mettre des logements à disposition de manière temporaire par :

  • la location de logements dans le parc locatif privé
  • l’application de la loi de réquisition
  • la mobilisation des logements sociaux vacants notamment ceux voués à la démolition

ARTICLE 4 : CREER PLUS DE LOGEMENTS SOCIAUX, ACCESSIBLES AUX MENAGES LES PLUS PAUVRES

 

Compte tenu d’un déficit important de logements, de leur cherté, et de la saturation des hébergements temporaires, il convient de développer, plus qu’actuellement, une offre massive de logements sociaux, accessibles aux personnes et familles les plus modestes.

 

ARTICLE 5 : DEVELOPPER DES FORMES ALTERNATIVES D’HABITAT

 

Pour certaines personnes, il convient de proposer des structures adaptées de logement, permettant de maintenir des liens sociaux et d’éviter l’isolement, tout en permettant à chacun d’avoir son propre espace personnel. Les structures de type « pension de famille » ont montré tout leur intérêt. Des projets novateurs doivent être d’avantage développés et soutenus, compte tenu de la diversité des besoins et des choix de vie (Maisons relais, auberges, auto construction, habitats semi collectifs, structures autogérées...).

 

ARTICLE 6 : RENDRE LE DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE SUR TOUT LE TERRITOIRE

 

Tout citoyen ne pouvant pas se loger décemment par ses propres moyens doit pouvoir obtenir une proposition de logement, et à défaut saisir le juge.

 

Les pouvoirs publics doivent avoir une obligation de résultat, comme pour le droit à l’éducation et aux soins.

 

Il est temps de marquer une volonté politique pour prendre cette décision, et mettre en place un calendrier de mise en oeuvre.

 

«Si on relève toutes les personnes qui sont au plus bas, on relève tout notre peuple » P.O, Enfant de Don Quichotte

 

«La lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l'ensemble des politiques publiques de la nation. » Art. 1.Loi no 98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions

 

Avec le concours de membres de nombreuses associations intervenant dans les domaines du logement et de l’exclusion, qui ont bien voulu nous apporter leur expertise, et que nous remercions.

 

Dans l’immédiat, nous exigeons l’arrêt de toute mesure consistant à évacuer par des pressions ou la force une personne de l’abri dont elle dispose, sauf cas de danger avéré.

 

Les Enfants de Don Quichotte Campement du Canal St Martin

 

Paris, le 25 décembre 2006

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27 décembre 2006

L'abolition de la peine de mort bientôt enchâssé dans la Constitution française

medium_affiche_pendaison.jpg Par David ARRODE

La prochaine inscription de l'abolition de la peine de mort dans la Constitution marque l'aboutissement de la "longue marche" contre la peine capitale, abolie en France il y a 25 ans.

Un projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 24 janvier 2007, a indiqué mercredi l'Elysée, confirmant une information du quotidien Les Echos.

Une source proche du dossier a précisé à l'AFP que le projet préparé par la Chancellerie était actuellement soumis au Conseil d'Etat. Il ne devrait comporter qu'un article -- 66-1 à l'intérieur du titre VIII de la Constitution -- énonçant que "nul ne peut être condamné à la peine de mort".

Jacques Chirac avait annoncé le 3 janvier 2006, à l'occasion des cérémonies de voeux élyséens, que la Constitution allait être révisée pour y inscrire officiellement l'abolition de la peine de mort, consacrant un principe qui pouvait être annulé par une simple loi.

Outre sa valeur symbolique, la révision constitutionnelle doit permettre aussi à la France de ratifier "le deuxième protocole facultatif du pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté à New York le 15 décembre 1989", a insisté une source proche du dossier.

Ce texte prescrit une abolition définitive de la peine de mort et le Conseil constitutionnel, par une décision du 13 octobre 2005, avait jugé que sa ratification ne pouvait intervenir qu'après révision de la Constitution.

La peine de mort a été abolie par François Mitterrand par une loi du 9 octobre 1981 présentée par le ministre de la Justice d'alors et abolitionniste convaincu, Robert Badinter.

L'ancien Garde des Sceaux avait en janvier dernier salué l'annonce de l'inscription de l'abolition dans la Constitution comme "l'aboutissement de la longue marche" contre la peine de mort. Un mouvement sensible également dans l'opinion.

Un sondage TNS-Sofres paru en septembre a montré qu'une majorité de 52% de Français est désormais opposée au rétablissement de la peine de mort. En 1981, 62% y étaient favorables.

"Le processus est enfin lancé", s'est réjoui mercredi le porte-parole de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), Michel Taube, qui va accueillir le 3e Congrès mondial contre la peine de mort, à Paris du 1er au 3 février 2007.

Pour Robert Badinter et les militants d'ECPM, ou encore l'ancien condamné à mort Philippe Maurice, grâcié par François Mitterrand en 1981 et aujourd'hui docteur en histoire, le combat se situe désormais sur le terrain de l'abolition universelle: 119 Etats de l'ONU sur 199 sont aujourd'hui abolitionnistes.

ECPM a qualifié d'"affront à la communauté internationale" la confirmation de la prochaine exécution de Saddam Hussein en Irak.

 

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16:32 Publié dans Bien s'engager ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, peine de mort, robert badinter, ps, ump, jeunes populaires, udf | |  Facebook

Pourquoi les français se feront avoir en 2007 (encore une fois) ?

medium_buste_de_Marianne.jpgLes français aiment la politique, l’ont toujours aimé et l’aimeront toujours. Déçus des décisions, des manquements à la parole et de l’intelligence de ses représentants, les français rient de leurs hommes politiques qui les cocufient chaque jour un peu plus. C’est devenu une habitude, un jeu rituel de chaises musicales qui trouve son apogée à chaque élection. Les pions évoluent mais les dés pipés donnent toujours que le résultat final est connu à l’avance.

Ne souriez pas, car c’est cela la démocratie française : le remake du théâtre de Guignol.

Les français aiment les grands hommes qui guident leur destinée. Héritage de l’après-guerre, les français sont longtemps restés fidèles au Général de Gaulle. Puis il y eu Georges Pompidou, une larme de Valéry Giscard d’Estaing (jeune à l’époque) et l’arrivée de « tonton » (François Mitterrand) en 1981. 

Ces hommes étaient très différents – physiquement et politiquement – mais ils donnaient l’image d’une France fière de ses valeurs, de ses acquis, de sa puissance industrielle et de sa place dans le monde.

Ajoutons quelques grands noms comme : Messmer, Mendes France, Chaban-Delmas, Veil, Badinter, Garraud, et nous obtenons le « Panthéon » de celles et ceux qui ont laissé une trace dans l’histoire politique de notre pays.

Le monde parfait ? Oui, certainement, sauf que les citoyens français de cette « ère » ne disposaient d’aucune source d’information libre et indépendante. Ce n’est que sous la présidence de François Mitterrand que les français ont découvert chaque jour un peu plus qu’ils vivaient dans un pays rustique, vieillissant et gangréné par un personnel politique incompétent.

Depuis 1985, notre Parlement abrite ce que la démocratie à produit de plus mauvais. Jacques Chirac bien qu’anobli par une double présidence et un physique avantageux, demeure comme l’un des fossoyeurs majeur de la classe politique que je considère comme maudite. Les français ont suivi et soutenu l’ascension de l’éternel « gendre idéal ». Sa présidence de 12 ans bien que mitigée a réussi à faire oublier le « bruit et l’odeur », les affaires diverses et variées de la Mairie de Paris et la fameuse « fracture sociale » bien plus béante qu’en 1995. Le passé reste le passé et Jacques Chirac ne sera jamais présenté devant ses juges. Quelle importance, les français voudront tourner la page et le laisser s’en aller. On ne remue pas le purin car cela sent toujours mauvais, même 20 ans après !

A travers les siècles, magouilles et autres intrigues politiques ont toujours existé, mais elles avaient le mérite d’être faîtes dans l’honneur et dans la classe. Une fois démasqué ces hommes « d’honneurs » se retiraient (comme Alain Carignon en prison avant de se représenter à Grenoble), s’exilaient (comme Alain Juppé avant de revenir blanchi du Canada) ou se suicidaient (là il faut pousser plus loin dans l’histoire…).

Aujourd’hui, avec le blanc-seing de certains citoyens complices, ces femmes et hommes défroqués retrouvent après une courte période d’effacement, les fastes et les honneurs des palais nationaux.

Depuis le fameux tournant de la rigueur initié en 1983, les français ont connu le virage en tête d’épingle dans les années 90 avec l’arrivée de nouvelles sources d’informations laissant apparaître un constat affligeant de l’état économique et social de la France.

Dès lors, les grands hommes, les grands présidents sont entrés dans l’histoire et nous conservons en guise de « classe politique », les résidus de fond de cuve…. Rififi et Patachon, Laurel & Hardy, Bonnie & Clyde, Castor et Pollux… A droite comme à gauche c’est un festival de gaulois et de poltrons aussi risible les uns que les autres.

Comme toute campagne électorale qui se respecte, 2007 offrira sont lot d’espoirs déçus, de promesses insensées, de mensonges cachés. Nicolas Sarkozy vous présente sa France d’avant-hier et Ségolène Royal donne la vision de la France d’après-demain qui sera déprogrammée…comme sur TF1 !

Connaissez-vous les « coupables » qui ont permis cela ? Les françaises et les français !

Pourquoi ? Car l’on a toujours la classe politique que l’on se choisi et que l’on mérite !

Pour sauver ce qui peut encore l’être, les français ont changé de méthode de contestation. En 1789, ils ont fait la révolution par le sang en coupant la tête de leurs bourgeois et de leurs dirigeants, en 1968, ils ont fait la révolution par la rue en défilant et en criant à plus de liberté et en 2002, ils ont fait la révolution par les urnes en votant massivement pour l’extrême-droite sans croire à ses idées mais en l’utilisant comme bouclier.

En 2003, les français se sont reposés. En 2004, ils ont donné 22 régions sur 24 à la gauche lui laissant croire qu’elle incarnait son espoir face à la droite. En 2005, ils ont fait un bras d’honneur à Jacques Chirac et aux leaders politiques UMP et PS en votant NON au TCE (se tirant tout de même une grosse cartouche dans le pied).

Cette année (2006), ils se sont amusé des diatribes de l’affaire Clearstream et du mélodrame joué entre Nicolas et Cécilia Sarkozy, et ont toussé devant le foisonnement d’idées et d’individualités qui a agité le microcosme d’une gauche aigrie et revancharde.

Ils disposent désormais des acteurs autos-désignés pour le grand bal de la Présidentielle 2007 :

· Le duo de trompettistes Le Pen & Mégret, qui joueront « Lily Marlène » sur une réécriture de Dieudonné.

· Le « Bouffon du Roi », Philippe de Villiers, qui comptera sa dernière croisade en Terre Sainte.

· Le jongleur et équilibriste troll de Hongrie, Nicolas Sarkozy accompagnés de sa compagnie de moutons savants.

· Le bègue en pilou des Pyrénées, François Bayrou.

· La junkie reconvertie, Dominique Voynet et ses amis du club tournesol.

· Esméralda du Poitou (Ségolène Royal) et son quasimodo « Flamby la clochette », François Hollande bien entendu.

· La reine de la faucille et du marteau, Marie-Georges Buffet et ses alter-cocos de la paysannerie.

C’est un bien beau plateau qui s’étalera sur nos écrans de télévision dès le 1er janvier et pendant quatre longues semaines. Ce laps de temps sera nécessaire pour jouer leur numéro et nous faire croire à une France meilleure.

Ils analysent, ils voient, ils pensent et comme disait Coluche : « ils s’autorisent à penser dans les milieux autorisés ». Comme par habitude, ils seront proches des gens et des petits jusqu’à ce qu’ils retrouvent les ors de la République. Une fois les valises des uns bouclés et les cartons déballés pour les autres : ils oublieront nos problèmes.

En scrutant l’Histoire française du XXème siècle, personne ne peut nier que le destin de la France a été tracé par quelques personnages dotés d’une forme avouée de courage ou de génie politique.

Personne ne peut nier non plus que les grands bouleversements sociaux (Laïcité, Ecole Laïque, droit de vote des femmes, IVG, abolition de la peine de mort…), que toutes les grandes avancées sociales (congés payés, fin du travail des enfants, sécurité sociale, minima sociaux…) ont fait l’objet de vraies batailles, de vrais débats, menés par des femmes et des hommes de conviction.

Cet héritage, ce patrimoine, n’est pas de notre fait ou de nos combats récents (comme le disent certains syndicalistes ou gauchos-populos de circonstance). Nous ne sommes que les bénéficiaires de prestations ou d’un système revendiqué et mis en place par des femmes et des hommes de courage et de convictions. Des femmes et des hommes d’honneurs qui méritent notre respect.

Par respect pour ces gens qui se sont battus pour obtenir ces acquis, notre devoir aujourd’hui est d’accepter quelques contraintes et quelques réformes certainement douloureuses, pour préserver, sauver et transmettre ce patrimoine exemplaire à nos générations.

Il n’est pas acceptable que nous laissions payer nos dettes actuelles aux français de demain, et de conforter une classe politique qui choisi le renoncement plutôt que l’action.

Il n’est plus tolérable de refuser que notre modèle social soit réajusté sur la population active actuelle, et que certains soient contraints de céder quelques « acquis »…bien mal acquis ne profite jamais !

Qui peut prétendre faire la distinction entre une idée de droite et une idée de gauche, quant les « porteurs d’étiquettes » se hasardent sur les terrains des voisins.

Il est temps de dire la vérité aux français. Il est temps que les citoyens comprennent que voter n’est pas suffisant. Nos élus sont nos obligés et ne sont là que par la volonté du peuple.

La République ce n’est pas qu’un acquis. La République n’est pas un jouet. La République c’est l’association de femmes et d’hommes libres qui se battent pour elle.

La France mérite des élus et des citoyens responsables et actifs. Si la société s’est abimée et dégradée, c’est le fruit d’une responsabilité partagée entre des élus avides de pouvoir et des citoyens négligents.

Le 22 avril 2006, au premier tour de la présidentielle, je ne serai pas un citoyen aveugle, mais un citoyen exigeant et engagé. Au jour d’aujourd’hui, même membre du Parti Socialiste (pour combien de temps encore), je ne sais pas quel candidat obtiendra ma voix.

Si je ne suis pas dupe des retournements de veste de Nicolas Sarkozy, je suis furieux du bal des pantins (ou des crétins) socialiste qui pense que Ségolène Royal est la nouvelle Mère Térésa. En citoyen exigeant, j’attends autre chose que des constats. Si le discours des deux « grands » se borne à dire aux français : « c’est pas bien du tout »…ce sera juste et plein d’incertitude pour le futur proche.

Une question reste en suspens : quelle forme prendra la prochaine révolution française ?