25 avril 2012
"Mes années Sarkozy" épisode 1 : le péché d'impureté
20 décembre 2007
"Laïcité tu ne piétineras pas" !
Nicolas Sarkozy est fait Chanoine de St-Jean de Latran à Rome et vante la supériorité de l’enseignement du curé sur celui du professeur de l’école républicaine.
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22 août 2011
Pourquoi la prophétie des papes (saint Malachie) ?

Arnold de Wyon… ce nom tristement inconnu est pourtant responsable du grand mystère que constitue la prophétie des papes dites « prophéties de saint Malachie ». Moine bénédictin et éditeur à Venise, c’est en 1595 qu’il léguera à la postérité son ouvrage « Lignum vitae, Ornamentum et decus Ecclesiae » dans lequel il reprend les prophéties attribuées à Malachie d’Armagh, archevêque irlandais mort en 1148 retranscrites dans le passage « Prophetia S. Malachiae, Archiepiscopi, de Summis Pontificibus ».
Texte apocryphe moqué par la communauté des chercheurs qui le juge fantaisiste et ignoré par l’Eglise catholique qui s’interdit -du moins officiellement- de caler l’élection de ses papes sur ces prédictions en préférant s’en remettre à l’Esprit Saint. Il n’en demeure pas moins qu’à chaque conclave, le spectre de la prophétie des papes refait surface et ne manque pas d’alimenter les reportages et autres commentaires relatant cet évènement planétaire.
Mystère ou mystification, la lecture de ces prophéties offre de biens troublantes traductions. Il existe 112 prophéties. Une liste bien trop longue pour être reprise ici d’autant que les sites les reprenant en intégralité ne manquent pas. Intéressons nous aux 10 dernières qui débutent en 1878, date à laquelle Vincenzo Gioacchino Raffaele Luigi Pecci accède au trône de Saint-Pierre sous le nom de Léon XIII.

« Lumen in caelo » La lumière dans le ciel : Léon XIII (1878-1903)
Pape progressiste et intellectuel de part les 86 encycliques qu’il rédigea, sa prophétie est mise en relation par la présence d’une comète sur ciel d’azur portée sur les armoiries de sa famille. D’autres estiment que cette « lumière » tient à son travail diplomatique envers les empires russe et allemand durant toute la période de son pontificat.
« Ignis ardens » Le feu ardent : Pie X (1903-1914)
Né Giuseppe Melchiorre Sarto, saint-Pie X conserve l’image d’un pape conservateur, réformateur et profondément antimoderniste. La devise du feu ardent prête à diverses interprétations. La première lie le jour de son élection (le 4 août) à la fête de saint-Dominique. L’Ordre des dominicains reprend une torche ardente dans son écusson. Par ailleurs, sa propre mère aurait rêvé de cette même torche lorsque celui-ci n’était encore que le petit Giuseppe. La seconde rappelle que sa charge de Cardinal romain le rendait titulaire de l’église Saint-bernard-aux-Thermes bâtie sur les ruines antiques du Caldarium des thermes de Dioclétien où régnait une fournaise quasi permanente. Enfin, la troisième la rattache au début de la première guerre mondiale qui débutera à sa mort et qui en laquelle, selon des indiscrétions de la Curie, Pie X croyait fortement en prenant appui sur la prophétie de son successeur et qui annonçait un dépeuplement de la chrétienté.
« Religio depopulata » La religion dépeuplée ou dévastée : Benoît XV (1914-1922)
De son vrai nom Giacomo della Chiesa, le pontificat de Benoît XV couvrira toute la période de la première guerre mondiale où il développera une intense activité diplomatique. La prophétie qui lui est associée trouve ici une résolution assez marquée, surtout si l’on y ajoute les ravages provoqués par la grippe espagnole de 1918 qui fera près de 30 millions de morts à travers le monde.
« Fides intrepida » La foi intrépide : Pie XI (1922-1939)
C’est sous pontificat que l’Etat de la Cité du Vatican verra le jour au travers des accords du Latran de 1929 conclus avec Mussolini et qui mettront un terme à 1200 ans de domination sur les Etats pontificaux dits « patrimoine de saint-Pierre ». Sa prophétie tient en son intransigeance à ne pas voir la papauté dépossédée lors des négociations débouchant sur les accords du Latran, à son combat contre l’idéologie nazie et aux nombreuses missions pastorales et de l’action catholique menées tout au long de son pontificat.
« Pastor angelicus » Le pasteur angélique : Pie XII (1939-1958)
Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli, Nonce apostolique en Allemagne et témoin direct de la montée du nazisme, puis Secrétaire d’Etat de son prédécesseur à la chaire de saint-Pierre, restera longtemps un pape controversé pour le silence du Vatican –jugé complice- sur l’extermination des juifs en Europe de l’est. Sa devise est interprétée comme un signe de sa dévotion à la Vierge Marie et son attachement aux enseignements de saint-Thomas d’Aquin.
« Pastor et nauta » Le pasteur et nautonier : Jean XXIII (1958-1963)
Le Bienheureux Jean XXIII conserve l’appellation de « Bon Pape » par sa bonhommie sympathique et l’image d’un pape très progressiste et ésotérique. Nonce apostolique à Paris où il fut élevé Cardinal par le Président Vincent Auriol, il sera le père du Concile Vatican II qui a modernisé l’Eglise catholique en profondeur. La prédiction le concernant tiendrait dans son intense activité pastorale et au fait qu’il fut nommé Patriarche de Venise en 1953.
« Flos florum » La fleur des fleurs : Paul VI (1963-1978)
On dresse de Giovanni Battista Enrico Antonio Maria Montini le portrait d’un pape doux et apaisant qui viendra appliquer un baume régénérant à l’Eglise, rendu nécessaire par les suites très difficiles du Concile Vatican II qui s’achèvera sous son pontificat. La devise qui lui est associée tiendrait par la présence d’une fleur de lys sur ses armoiries et de sa naissance dans la région de Florence qui reprend également cette fleur dans son écusson. Le lys, fleur royale par excellence est appelée par les spécialistes…la fleur des fleurs.
« De mediate lunae » de la moitié de la lune ou du temps moyen d'une lune : Jean-Paul Ier (1978-1978)
Albino Luciani est un pape atypique dans l’Histoire qui ne manque pas de faire parler de lui tant pour la durée de son pontificat qui ne dura que 33 jours et 6 heures que par son immanquable sourire. Celui qui accepta sa charge presque par contrainte continue d’alimenter les spéculations et les interrogations. L’interprétation de sa devise demeure partagée et axée sur l’astre lunaire. Si certains y voient le temps d’un simple cycle lunaire (environ 1 mois), d’autres l’associent au jour de sa naissance le 17 octobre 1912, date à laquelle la Lune était à sa moitié…
« De labore solis » de l'éclipse solaire, du labeur du soleil : Jean-Paul II (1978-2005)
Karol Józef Wojtyła, devenu le Bienheureux Jean-Paul II le 1er mai 2011, est un pape que personne n’attendait. Venu de la froide Pologne, il marquera l’Histoire de la papauté par son intense activité pastorale qui le conduira dans 129 pays à travers le monde, sa volonté de développer la diplomatie vaticane qui aidera à la chute du bloc soviétique et par l’étonnante longévité de son pontificat (27 ans). La prédiction qui lui est associée est sujette à controverse. Certains y voient une référence à son origine de l’est (où se lève le soleil), d’autres l’associent au fait qu’il soit né et enterré le jour d’une éclipse solaire quant les derniers ne doutent pas du lien l’unissant au message de Fatima qui parlait « De l’œuvre du soleil, un grand pape surviendra ».
« De gloria olivae » de la gloire de l'olivier : Benoît XVI (2005-)
Depuis l’élection de Joseph Alois Ratzinger (anciennement surnommé le « Panzer Kardinal ») en 2005, la prophétie qui lui est associée laisse les bien pensants perplexes. Il est utile de préciser aussi que les interprétations sont souvent faîtes au lendemain de la mort d’un pape. La gloire de l’olivier n’inspire pas les foules à ce jour. Si les moins disant se contentent de voir l’olivier porté sur les armoiries de l’Ordre de Saint-Benoît, les plus courageux se risquent à y voir un lien avec la « prédication des deux témoins » -présente dans l’Saint-Jean où ces mêmes témoins sont étrangement nommés les « oliviers ».
« Petrus Romanus » (Pierre le Romain)
Pierre le Romain, le grand inconnu qui fait vibrer les adorateurs des grands mystères ! Le prochain pape qui devrait prendre le nom de Pierre II, et ainsi créer un drame au sein du Collège cardinalice jugeant cette appellation comme sacrilège, détient une prophétie que bien peu lui envient.
« In persecutione extrema sacrae Romanae Ecclesiae, sedebit Petrus Romanus, qui pascet oves in multis tribulationibus; quibus transactis, civitas septicollis diruetur, et Judex tremendus judicabit populum. »
Ou en version traduite :
« Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine, siégera Pierre le Romain, qui fera paître ses brebis au milieu de nombreuses tribulations. Celles-ci étant passées, la ville aux sept collines (Rome ?) sera détruite et le Juge terrible jugera son peuple ».
Pierre était l’un des douze apôtres de Jésus. C’était le chef du collège apostolique, premier évêque de Rome et à ce titre considéré par les catholiques comme le fondateur de la papauté. C’est également l’apôtre qui renia Jésus à 3 reprises peu avant la Crucifixion. Une triple protestation d’amour répara ce triple reniement. Il joua un rôle essentiel après la mort de Jésus et œuvra à la conversion des Juifs. Le Vatican a été construit à l’endroit où Pierre aurait été crucifié la tête en bas et où ses ossements auraient été retrouvés dans les catacombes. Sa mort se situe pendant ou après l’incendie qui ravagea Rome en l’an 64. Pour satisfaire la colère du peuple qui voulait des coupables, Néron fit sacrifier des chrétiens. Pierre serait donc mort en martyr.
Ne doutons pas que le jour de l’annonce du décès du pape Benoit XVI, les télévisions du monde entier braqueront leurs caméras en direction Vatican pour voir émerger « Pierre le Romain ». En 2012 ? Sait-on jamais, cette année est voulue comme annonciatrice de la fin du monde et du Jugement dernier…
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26 mai 2009
Pourquoi Nicolas Sarkozy met en péril notre République laïque ?

La campagne des élections européennes est d'un tel niveau élevé que les medias omettent (volontairement ?) de relever le véritable travail de sape qu'opère le Chef de l'Etat en direction de certains principes fondamentaux, et notamment envers celui de la laïcité.
Une information d'importance est passée totalement inaperçue alors qu'elle porte atteinte à la loi de 1905 qui a officialisé le principe intangible de séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Le décret N°2009-427 paru au Journal Officiel du 16 avril 2009 nous informe que Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères, a signé au nom de la République Française un accord bilatéral avec le Saint-Siège qui reconnait les grades et diplômes dans l'Enseignement Supérieur.
Ce décret a été signé à Paris le 18 décembre 2008 -en toute discrétion- sous couvert de la mise en conformité avec le processus de Bologne (Italie) qui vise une cohérence européenne des systèmes universitaires nationaux auquel l'Etat de la Cité du Vatican est partie prenante.
La laïcité mise en cause ? Oui, car cette signature remet en cause les dispositions de la loi du 18 mars 1880 qui laisse aux seules Universités d'Etat la possibilité de reconnaitre et de faire reconnaitre au plan international, les diplômes et autres grades qu'elles délivrent.
Les établissements d'enseignement privés catholique sont régis par l'article L 731 du Code de l'Education. Les diplômes qui y sont délivrés sont reconnus par l'Etat sur des motifs strictement encadrés. La signature de ce décret y contrevient puisqu'il permettra demain la reconnaissance de matières enseignées dans ces seules « Universités Catholiques » valorisant ainsi des disciplines comme la théologie Catholique.
De plus, la majorité UMP ayant autorisé le Gouvernement à légiférer par décrets, cette signature n'était donc pas obligatoirement soumise à un vote du Parlement. Si cet accord entre la République Française et le Saint-Siège n'a pas soulevé de contestation de la part de nos Députés, il a en revanche attisé les foudres des Sénateurs PS et RDSE qui ont choisi de porter l'affaire devant le Conseil d'Etat.
Ce nouvel épisode révèle à toutes celles et tous ceux qui en doutent encore que Nicolas Sarkozy a volontairement choisi depuis 2007 d'opter pour une dangereuse posture qui vise à saper en catimini certains fondements de notre République.
Il est vrai que le 20 décembre 2007, 6 mois à peine après son élection, le Chef de l'Etat auréolé de son nouveau titre de « Chanoine de Saint-Jean de Latran » avait violemment attaqué la loi sur la Laïcité en n'hésitant pas à juger que les enseignements d'un curé étaient supérieurs qu'à ceux d'un instituteur et avait « regretté » que la République ne reconnaisse pas les diplômes délivrés par les écoles catholiques.

Dans l'un de ses derniers meetings de la campagne présidentielle de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait débuté son discours par un vibrant « je crois en Dieu ». Cette envolée lyrique très assassine avait confirmé mes craintes -si j'en avais eu- que ce monsieur là ferait un bien étrange président d'une France comme je l'aime. Avec ce décret, le pas est définitivement franchi !
Rien que pour cette raison, la participation à ce Gouvernement d'hommes de gauche tels que Bernard Kouchner ou Jean-Marie Bockel, me laisse songeur à plus d'un titre !
En cette période de crise où chacun descend dans la rue pour exprimer ses peurs et ses hantises, beaucoup seraient bien inspirés de jeter un regard inquiet sur le sort que le Chef de l'Etat réserve à la France. Si ce dernier entend passer d'une République Laïque à une République Catholique, personne ne doit en douter, je serai le premier à descendre dans la rue pour défendre mon attachement au fait que la religion doit rester à la place qui est la sienne : la sphère purement et définitivement privée !
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29 janvier 2009
Pourquoi l’infaillibilité papale est remise en question ?

Rien ne va plus sous le Dôme de Saint-Pierre ! Le vent de la contestation souffle-t-il jusque sous le Trône de Saint-Pierre ?
La récente décision du Pape Benoît XVI de lever l’excommunication de quatre évêques intégristes de la Fraternité Saint-Pie X (Lefebvriste) prononcée par Jean-Paul II en 1988, a provoqué quelques remous sur la planète catholique réputée pour ne pas remettre en cause le principe de l’infaillibilité papale.
Surprenants catholiques qui n’ont guère apprécié que la Saint-Père décide seul, et sans en référer à personne, de faire la paix avec un groupuscule intégriste qui rejette les préceptes édictés lors du Concile de Vatican II et notamment le fait, que l’Eglise Catholique renonce aux pratiques ancestrales de la messe en latin ou reconnaisse qu’une pax romana prévaut avec l’ensemble des autres religions existantes.
Les propos négationnistes tenus la semaine passée par un de ces quatre évêque –Mgr Williamson- ont été la source de cette contestation qui place le Pape en position de faiblesse. Les catholiques seraient-ils devenus raisonnables en refusant tout retour vers un conservatisme qui voudrait que l’Eglise Catholique ferme la porte à une forme de modernité ?
Il faut dire que Mgr Williamson n’y a pas été de main morte en annonçant que s’il ne doutait pas des crimes commis contre 200 à 300.000 juifs par les Nazis, il n’était pas convaincu que ces derniers aient été exterminés dans des chambres à gaz qui n’auraient sans doute jamais existées.

Il n’en fallait pas plus pour que Benoît XVI connaisse la première fronde issue de ses rangs ! Le magazine catholique La Vie propose un dossier spécial sur son site Internet et ne mâche pas ses mots en se posant les questions « Où allons nous ? » et « Qui est-il vraiment ? ». Même la Conférence des Evêques de France publie un communiqué pour dénoncer des propos jugés inacceptables et scandaleux, sans toutefois revenir sur la décision du Pape.
La dernière salve est venue d’un des condisciples de cet évêque négationniste, Mgr Bernard Fellay, qui a demandé pardon au pape pour ses propos et à demandé au prélat britannique de ne pas plus parler de sujets politiques ou historiques au nom de la Fraternité Saint-Pie X.
Nul doute que sans les propos de Mgr Williamson, la décision du Pape de réintégrer cette frange intégriste aurait été interprétée différemment avec juste quelques grincements de dents en écho. Comme quoi même tout arrive !
Il ne manque plus à ces mêmes catholiques de faire revenir la papauté sur ses décisions concernant l’usage du préservatif ou sur l’homosexualité et la boucle sera bouclée !
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19 décembre 2008
Pourquoi le Vatican est favorable à la dépénalisation de l'homosexualité ?
L’Agence Reuters révèle aujourd’hui que le Vatican souhaite la dépénalisation de l'homosexualité à travers le monde mais juge qu'un projet de résolution des Nations unies à ce sujet va trop loin. Le monde bouge mais à l’image de ce qui se produit actuellement en France, on note un net retour des conservatismes anciens.
A l’ONU comme précisé dans cet article, de nombreux pays mélangent encore systématiquement homosexualité et pédophilie. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir !

Le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a précisé que la délégation du Vatican à l'Onu, qui a le statut d'observateur, avait exposé jeudi soir sa position sur ce dossier et critiqué les termes de la résolution appuyée par les pays européens.
"Le Saint-Siège continue de préconiser que tout signe d'injuste discrimination envers les personnes homosexuelles soit évité et appelle tous les Etats à renoncer aux sanctions pénales contre elles", précise le Vatican sur son site internet (www.vatican.va).
"En même temps, le Saint-Siège observe que les termes de cette déclaration (de l'Onu) vont bien plus loin que l'intention susmentionnée."
Le Vatican, hostile au mariage homosexuel, relève notamment dans le projet de résolution les termes d'"orientation sexuelle" et "d'identité sexuelle" qui peuvent, selon lui, créer le flou dans la législation.
L'observateur permanent du Saint-Siège à l'Onu, l'archevêque Celestino Migliore, avait déjà mis en garde contre ce texte, affirmant qu'il risquait d'amener de nouvelles discriminations "implacables", mais contre le mariage hétérosexuel.
"Par exemple, les Etats refusant de reconnaître comme un 'mariage' les unions de même sexe seront mis au pilori et feront l'objet de pressions", a-t-il dit à une agence de presse catholique française.
L'homosexualité est toujours un délit dans 77 pays et elle est même punie de mort dans sept d'entre eux, notamment l'Iran, l'Arabie saoudite, le Soudan et le Yémen.
Un texte appuyé par des délégations arabes et lu jeudi par la Syrie estime que le projet défendu par les Européens peut conduire à la "normalisation sociale, voire à la légitimation, de nombreux actes déplorables, comme la pédophilie".
"Nous constatons avec inquiétude les tentatives de créer de 'nouveaux droits', de 'nouveaux critères', en se fondant sur une interprétation erronée de la Déclaration universelle des droits de l'homme et des traités internationaux", ajoute ce texte.
Le père Lombardi a précisé à Reuters que le Vatican ne soutenait pas ce texte appuyé par les pays arabes.
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26 novembre 2008
Pourquoi le Vatican se lance dans les énergies renouvelables ?

Image Reuters – Article de Libération du 26/11/2008
« L'Etat du Vatican se convertit au soleil, à l'énergie solaire en tout cas : sa première installation d'énergie «propre» a été inaugurée aujourd'hui sur le toit de la moderne salle Paul VI, à deux pas de la coupole de la basilique Saint-Pierre.
Les 2400 panneaux solaires qui épousent le toit incurvé de l'immense salle de 5000 mètres carrés permettront de fournir 300 MW sur l'année, avec des pics de 221 KW/heure, selon le Vatican.
L'énergie produite permettra d'économiser l'équivalent de 80 tonnes de pétrole par an.
La cité du Vatican développe d'autres projets d'énergie propre sur ses 44 hectares, dont une installation de chauffage solaire dans sa «zone industrielle» qui rassemble les services techniques du petit Etat.
Mauro Villarini, l'ingénieur responsable du projet, avait aussi évoqué en août les éoliennes, la biomasse ou encore le bois. L'objectif est de produire en énergie renouvelable 20% des besoins d'ici 2020. Cet objectif correspond à celui fixé par l'Union européenne aux Etats membres.
Le Vatican est par ailleurs impliqué depuis 2007 dans la plantation d'une forêt en Hongrie. Une reforestation destinée à le placer au premier rang des Etats neutres en matière d'émissions de gaz carbonique.
Le thème de l'écologie est souvent présent dans les interventions du pape Benoît XVI. Lors de son voyage en Australie, il a appelé à «réveiller les consciences» pour répondre au «grand défi» que représente la protection de l'environnement. »
Voilà comment la Papauté retrouve utilement une partie de son pouvoir temporel perdu ! En attendant que l’Eglise Catholique dépoussière certains de ses dogmes, elle met un sérieux coup de vieux à bien des Etats pollueurs…
Benoît XVI le premier Pape écolo de l’Histoire ? Un bon point en tout cas…
J’irai admirer ce nouveau chef d’œuvre en fin d’année lors de mon passage dans la Cité Eternelle. Je prierai ainsi pour la rémission de mes péchés : en 2008, ils ont été très nombreux !
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16 septembre 2008
Pourquoi la laïcité refait parler d’elle ?

« Ne te demande pas ce que la France peut faire pour toi ! Demandes toi ce que tu peux faire pour la France ! » Telle est ma devise empruntée à JFK et réadaptée à la réalité locale. C’est cette même devise qui m’a permis de me construire et de guider mes choix dans une vie aux chemins parfois tortueux.
Au moment où des débats d’un autre temps refont surface, celle-ci sonne comme un appel au réveil civique de français trop longtemps endormis et confinés dans leurs problèmes franco-français.
Mai 2007 : Nicolas Sarkozy est élu président de la République. Lors de sa campagne présidentielle il n’a jamais cessé, ni jamais nié se sentir imprégné par la foi qui est la sienne. Lors de l’un de ses dernier discours de candidat au Zénith de Paris, il avait même débuté son discours par un sanglant : « Je crois en Dieu ! ». C’est à cet instant, même désorienté par la médiocrité du discours porté par Ségolène Royal, j’avais définitivement choisi de lui apporter mon vote. A mes yeux, Nicolas Sarkozy n’a donc pas menti aux français en appliquant au pied de la lettre les principes qu’il avait édicté à ce moment là.
La loi de 1905 dite de « séparation des Eglises et de l’Etat » n’a pas pris une ride et malgré son bel âge (103 ans), elle continue de faire parler d’elle entre ses farouches défenseurs et ceux qui voient d’un bon œil la nécessité de lui apporter un toilettage emprunt d’un soupçon de modernité. Interrogés lors de l’Université d’Eté du MEDEF, les représentants des trois grandes religions ne semblaient pas favorables à ce dernier choix, optant pour un statuquo de circonstance.
Haro sur Sarko ! Selon certains, l’antipape de la République ou l’Antéchrist de la laïcité a trouvé refuge dans cet être abjecte qui entend lutter contre l’antireligieux à travers son concept de Laïcité positive ! C’est vrai que le Chef de l’Etat n’y va pas de main morte : il est allé chercher son titre de Chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran au Vatican où il n’a pas hésité à dire que l’instruction d’un professeur ne remplacera jamais celle d’un prêtre, il harcèle les français en leur rappelant honteusement et lourdement l’héritage chrétien de la France, il n’hésite jamais à parler de la foi et de Dieu même sur les terres d’Islam et rend les honneurs de la République lorsque le Pape de l’Eglise Catholique pose un pied sur le territoire de celle-ci. Enfin, il n’hésite pas à proposer une place pour les cultes au sein du cimetière des éléphants républicains dénommé Conseil Economique et Social.
Face à ces attaques douteuses portées directement par son Chef démocratiquement élu, la France presque unanimement, s’élève pour défendre SA loi sur la Laïcité à laquelle elle voue une déférence infinie. Elle entend la défendre et la protéger coûte que coûte contre ces dérives qu’elle juge d’un autre temps, celui où l’Eglise Catholique dicter sa loi sur la conscience et le destin de son Peuple.
Sinistres hypocrites que nous sommes nous français ! Sinistres menteurs et fossoyeurs de nos propres droits et de nos propres libertés !
Si Nicolas Sarkozy à tort, à mon sens, de prétendre combler le besoin de spiritualité des français en leur servant son christianisme débordant à toutes les sauces, il devrait diriger sa pensée non pas vers une modification de la loi de 1905, mais bel et bien en jetant à la figure des français l’évidence que celle-ci fut rédigée en des temps où seule le catholicisme faisait loi en France et qu’en conséquence un toilettage est souhaitable pour replacer toutes les religions sur un pied d’égalité.
Pourquoi me direz-vous ?
Car je n’entends personne s’étonner de l’existence du Concordat d’Alsace-Moselle où au droit d’exception reconnu aux cultes à Mayotte ! Personne ne trouve anormal que dans ces départements ou territoires, la République se soit adaptée à des réalités historiques.
Dans le même temps, les français semblent attachés au fait que les Eglises n’interviennent pas dans leur vie et que leur financement soit indépendant du denier public. Pourtant on ne compte pas les exceptions dans notre pays : statue de Jean-Paul II payée par la commune, cultes hébergés à titre gracieux dans les collectivités locales……
Si, il y a quant même une exception ! Lorsque des musulmans demande la construction d’une mosquée ou de disposer du droit de prier dans un lieu descend, cela ne soulève jamais de manifestation d’envergure. Comme à Puteaux où lors de la dernière campagne municipale, j’ai eu la désagréable vision de voir mes concitoyens musulmans prier à même la rue sous des regards indifférents ou parfois hostiles.
Françaises, français, la Laïcité ce n’est pas simplement une loi que l’on adapte selon ses propres croyances ou ses propres convictions. Elle tire sa source de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Elle enjoint les citoyens que nous sommes de défendre pour chacun la liberté de conscience et de pratiquer son culte en toute liberté. Ne restons pas prisonniers de nos vieilles lunes, de nos vieilles querelles et regardons la France avec un regard neuf.
Oui, la Laïcité doit être préservée car elle assure tous les français d’une même liberté. Cette même liberté ne doit pas être cloisonnée ou limitée. Elle doit s’appliquer à tous et pour tout. Une Laïcité moderne, c’est une Laïcité qui prend en compte toutes les spécificités religieuses qui existent au sein de la société. Toilettons la Laïcité sans revenir sur ses principes. Redonnons-lui un nouveau souffle en permettant à chaque français de ne pas être prisonnier de son propre culte où de celui des autres.
La République se doit à tous ses enfants. Elle n’y parvient pas toujours. C’est donc à nous tous de l’aider pour qu’elle parvienne enfin à ce principe inaliénable : « tout citoyen nait libre et égaux en droits ».
Liberté chérie, j’écris ton nom…..
Régis Sada
12:44 Publié dans Elever la République ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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