31 août 2008

Pourquoi les jeunes doivent user de la liberté ?

liberté.jpg« La valeur n’attend pas le nombre des années », c’est le thème de la dernière conférence à laquelle j’ai assisté dans le cadre de cette Université d’Eté du MEDEF. Un débat riche et intéressant qui m’a conforté dans l’idée que notre pays se referme sur une crise identitaire dont il ne semble pas vouloir ressortir.

Les commentaires des intervenants présents comme Laurent Wauquiez, Zina El-Gheribi, Lise de La Salle ou encore de Lionel Primaut, confirment que la société française supporte un drame national qui fait rimer conformisme avec pessimisme.

Les français critiquent beaucoup mais supportent difficilement d’être critiqués. Notre Histoire est riche, personne ne le conteste. Pourtant lorsque vous interrogez les jeunes sur la dernière grande révolution que la France a connue, beaucoup seront tentés de vous parlez de Mai 1968 plutôt que de celle de 1789 !

Incompréhension, bêtise ou défaut de connaissance ? Non, simplement la pression de la famille qui a érigé ce « mois sacré » en nouvel indicateur de référence historique. Jusqu’au milieu des années 90, ma génération –les trentenaires- a connu le poids d’un autre indicateur tout aussi pesant, celui de la seconde guerre mondiale et de son nécessaire devoir de mémoire.

Cette réécriture de l’Histoire imposée par les lumières parentales leste lourdement une jeunesse qui a du mal à se construire sa propre identité, déterminer ses propres repères et appliquer les valeurs qu’elle entend faire siennes.

Lorsque l’on évoque la question de la jeunesse et du travail, plusieurs sentiments contradictoires ressortent au grand jour : d’un côté l’Etat n’assume pas ses responsabilités et demeure éloignée de l’égalité des chances qu’elle dit assurer, d’un autre côté les jeunes dont le cœur balance entre leur volonté de « se lancer » en fonction de leurs envies et d’être contraints de renoncer par manque de moyens.

La France reconnaît constitutionnellement le droit à chaque citoyen de disposer des libertés de parole et de conscience, mais elle les prive chaque jour de la liberté d’initiative et de celle d’entreprendre comme ils le désirent.

Les jeunes ont des projets mais lorsqu’ils sont issus d’un milieu modeste, les difficultés forment un poids tel, qu’il ne leur permet souvent d’exprimer que des regrets. Des destins et des rêves brisés qui viennent joncher le sol d’une société morcelée.

Ils s’enferrent alors dans une seule liberté, celle d’espérer à un avenir meilleur….

Nous souffrons terriblement de cloisonnement et de conformisme. Notre jeunesse a perdu confiance en elle et pire, elle a perdu confiance en la France ! Elle adopte désormais le schéma que leurs parents ont imposé. Le fameux « passe ton bac d’abord ! » claque comme une gifle violente. Une jeunesse qui baisse la tête est une jeunesse qui se perd.

La société française doit accepter la richesse de sa diversité. Elle doit donner sa place à la passion, donner un droit à l’envie et donner sa chance aux idées nouvelles. Les jeunes français doivent croire en eux et ne pas attendre trop des autres pour avancer. L’individualisme est parent de l’attentisme….

Les jeunes français doivent user de la liberté jusqu’à la corde ! Ils doivent se délester d’un héritage imposé pour en construire un, nouveau, gorgée de modernité. S’ils parviennent à rassembler leurs énergies, ils pourront construire tous ensemble…..une France qui leur ressemble.

Régis Sada

29 août 2008

Pourquoi Dieu s’est invité à l’Université d’été du MEDEF ?

religions du monde.jpgLe MEDEF a invité les cultes à la table des débats. « Dieu pour point d’appui et la prière pour appui » tel était le titre de la conférence dédiée à la place du culte dans la vie des entreprises. Les trois grandes religions monothéistes étaient conviées à converser sur les évolutions de la pratique religieuse et de sa comptabilité dans le monde du travail.

Les grands débats qui secouent régulièrement la société française comme le port du foulard islamique ou le respect de la loi sur la Laïcité, ont rapidement fait surface et on été régulièrement abordés lors de cette conférence.

On s’étonnera presque d’apprendre que près de 26% des salariés français (37% en Ile de France), sont aujourd’hui demandeurs d’aménagements quand à la pratique de leur croyance dans leur société. Sur ce point Michel Coquillon, Vice-président de la CFTC, insiste sur la liberté qui doit être laissée aux entreprises (et à ses salariés) par la négociation, de faciliter la pratique des cultes ou de la place qui peut lui être consacrée en son sein.

La rigidité des français sur les questions religieuses ne pouvait pas non plus être absente de ce débat. Le travail du dimanche, par exemple, reste un point qui ne fera pas consensus avant longtemps. Pierre Deschamps, Président d’Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens évoquera le fameux et très irritant « héritage chrétien de la France » pour justifier de la lenteur des évolutions possibles.

Lors du jeu des questions / réponses avec la salle, j’ai souhaité interpellé les intervenants sur la question de la Laïcité, une loi de 1905, incontestablement utile mais édicté en des temps où seule la religion catholique faisait loi dans notre pays. Je pose le constat qu’en 2008 notre pays compte plus de 8 millions de musulmans et pas moins d’un demi million de juifs, et m’interroge sur la nécessité d’un nécessaire dépoussiérage d’une loi restée calquée sur le modèle d’une France catholique.

Michel Coquillon me répond simplement que la loi sur la Laïcité n’est aujourd’hui pas remise en question sur sa forme, mais que des évolutions sont envisageables voire souhaitable.

C’est sans doute un commentaire de l’écrivain Fabrice Hadjaj qui définie la relation entre la religion et le monde du travail. Cette même relation qui lie la spiritualité de l’homme à son nécessaire besoin de subsistance : « L’homme doit travailler pour s’ouvrir et s’épanouir en société. Il doit créer et produire des richesses qu’il doit ensuite apprendre à partager. Mais ce travail, cette tâche nécessaire à sa subsistance physique, ne doit en aucun cas l’éloigner du don de ce qui ne s’achète pas comme de beaux paysages, l’amour ou la tendresse des siens. L’homme malgré ses obligations matérielles doit garder du temps pour sa famille et ne pas en être dépourvu ».

Il termine par une citation de Gandhi : « L’homme peut se passer plusieurs jours sans manger mais il ne peut pas passer une journée sans prier ».

Régis Sada

Pourquoi Nicolas Beytout n’est pas fan des blogueurs ?

nicolas beytout.jpgHier soir la dernière conférence plénière avait pour thème « Quand les médias plombent, quand les médias permettent ». Vaste sujet sur lequel Dominique Baudis, Jean-François Copé, Jean-Claude Dassier, Ivan Rioufol, Michel Rocard, Alain Weill et Nicolas Beytout étaient appelés à disserter.

Amis blogueurs (et simples citoyens) si vous n’avez pas eu la chance d’assister à cette séance digne –parfois- d’un vaudeville de mauvais goût, vous y avez beaucoup perdu !

Les questions de l’indépendance des médias et de leur capacité de développement, des relations entre les politiques et les commentateurs, du traitement et de la transmission des informations, ainsi que de l’indépendance journalistique ont été très largement abordés.

Mais la « pépite » reste très probablement détenue par Nicolas Beytout, PDG de DI Group, qui réaffirmant les (longues) qualités nécessaires à tout bon Journaliste, a tenu à insister sur le fait que cela ne s’inventait pas et que tout le monde n’était pas disposé à relayer une information claire et de qualité.

Sans oser trop insister -un t’i chouillas quant même- celui-ci n’a pas hésité à titiller la blogosphère, accusée d’être un environnement où règne la rumeur permanente. Entendez en cela que les blogueurs n’apportent aucune (ou peu) d’information et que leurs sources sont rarement vérifiées.

En bref amis blogueurs, si vous postulez pour la section de journalisme de l’IEP Paris (lancée avec l’ami Nicolas), et que vous tentez de valoriser votre blog comme support de votre génie créatif : vous serez rapidement écarté de manière à sauver la « race » de ceux qui ont le droit de faire de l’info !

Nicolas Beytout n’est pas fan des blogueurs. C’est acquis. Il est tout de même utile de dire à l’ami Nico que la très grande majorité des gens qui font Internet ne se considèrent pas comme des journalistes. Ils demeurent de simples citoyens qui n’affirment rien…..mais qui se contentent de retranscrire et d’interpréter les informations que lui-même et ses pairs daignent bien vouloir leur transmettre.

Jean-François Copé a insisté sur le fait que les médias se bornent à donner une information basée uniquement sur les seuls effets d’annonces en renonçant souvent à expliquer les tenants et les aboutissants. C’est la triste confirmation que les journalistes entendent rester une élite de la connaissance, une de plus, qui délègue le petit Peuple au rang de simples observateurs.

Régis Sada

11:09 Publié dans Université d'Eté Medef 2008 | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : medef, medefue08, media, beytout, information, journalisme | |  Facebook

28 août 2008

Pourquoi haro sur le polo ?

polo medef.jpgFils de coco au risque de perdre tout droit à une éventuelle succession, je suis contraint et forcé de reconnaître que je m’amuse comme un petit fou au milieu des patrons….

Ouais, faut dire que je me suis tâté un moment avant d’accepter l’invitation. Effrayé par les débats philosophiques et pompeux, j’avoue ma belle surprise de découvrir une ambiance détendue et des sujets aussi variés que décalés.

Le vieil adage se confirme : il faut parler avec légèreté des sujets graves et avec gravité des sujets légers…..

Je vais, je viens, je virevolte de plénières en conférences en passant par la case des dégustations…..et là, je suis stoppé net par LA STAR de cette Université d’Eté !

Oui d’accord ici on accueille des Chefs d’Etats, des Ministres, des intervenants passionnants…..On écoute, on discute, on échange…..on mange et on boit aussi. Mais que nenni, rien n’y fait….tout cela n’est rien devant celui devant qui tout le monde s’incline.

Celui pour qui on se bat de haute lutte pour l’approcher. Celui pour qui on griffe sa voisine et on fait un croche-patte à son voisin. LA STAR de cette rencontre avec et pour des gens sérieux !

Vous avez deviné ? Oui, vous y êtes : LE POLO VICOMTE ARTHUR !

Ici pour pas passer pour un blaireau y faut afficher le polo ! C’est rigolo car ça fait un peu manif de prolos. Si t’as ton polo…..t’es le plus beau ! Merci m’sieur le Vicomte !

Régis Sada

17:47 Publié dans Université d'Eté Medef 2008 | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : medefue08, medef, vicomtearthur, polo, textile, blaireau | |  Facebook

Pourquoi les blogueurs ont rencontré Philippe Douste-Blazy ?

philippe douste blazy.jpg

Ce matin à 11H00 les blogueurs avaient rendez-vous avec Philippe Douste-Blazy, ancien Ministre, actuel Président d’Unitaid et Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies. Une rencontre matinale simple et rafraîchissante au bord du lac.

 

Au travers des questions qui lui sont posées, l’ancien Ministre des Affaires Etrangères de Jacques Chirac aujourd’hui exilé, s’interroge sur la capacité réelle de ses compatriotes à sortir de leurs problèmes franco-français baignés d’incertitudes et de complaintes devenues celles d’automates.

 

Il s’étonne que les medias français et européens occultent certains enjeux qu’il qualifie de primordial pour le XXIème siècle : la diminution des inégalités entre le nord et le sud, et les carences alimentaires et d’eau qui frappent aujourd’hui près 2,5 milliards de personnes à travers le monde.

 

Il insiste sur le fait qu’il est hasardeux pour le développement futur des pays occidentaux de ne pas contribuer à résoudre certains de ces problèmes, en transmettant –une fois de plus- ces problèmes aux générations futures. Philippe Douste-Blazy affirme que les Chefs d’Etat, pris par leurs obligations nationales, ne sont pas aptes ou volontaires à trouver les solutions nécessaires.

 

Lorsque j’interpelle le Président d’Unitaid sur le « traitement » de la question de l’obésité en France, en lui demandant si celle-ci répond aujourd’hui à certaines exigences celui-ci me répond que le problème actuel est l’amplification du diabète à travers le monde. Notamment dans nombre de pays dits en voie de développement qui consomme de plus en plus à l’Occidentale. Le cas du Maghreb est particulièrement appuyé.

 

Pour le cas spécifique de la France, l’ancien Ministre de la Santé revient sur la sédentarisation liée à l’usage abusif des nouvelles technologies et à un manque certain d’éducation sanitaire des parents vers leurs enfants.

 

Il conclu par l’évocation de la campagne « 5 fruits et légumes par jour » en indiquant qu’il était à l’origine de cette idée de campagne à une nuance près, lui voulait montrer des enfants obèses collés devant leur télévision avec un message choc : « voulez-vous que votre enfant devienne comme cela ? ». Il sourit amèrement, en ajoutant : l’industrie agro-alimentaire était alors ma pire ennemie…..

 

Régis Sada

Pourquoi les français sont-ils devenus individualistes, égoïstes et narcissiques ?

Université du MEDEF – L’opinion publique : titan ou tyran ?

Salle comble ! On se marche un peu dessus, mais c’est vrai qu’avec les intervenants présents et le sujet abordé on supporte…..

Pris en cours de route, le débat s’est beaucoup concentré sur la force de la télévision et des images que nous mangeons chaque jour lors du grand rendez-vous de 20H00. C’est vrai que pour bon nombre de français c’est l’une des rares sources d’information.

xavier bertrand.jpgJ’écoute tout d’abord Xavier Bertrand, Ministre du travail et des Relations Sociales : qui dit sans sourire que les français ont un besoin incurable de pédagogie et qu’ils sont demandeurs pour l’explication des mesures. Sympa Xavier mais un brin langue de bois sur ce coup.

Ca sonne beaucoup mieux quant il parle d’expliquer aux français pourquoi il est nécessaire de réformer dans notre pays, de leur dire la vérité et de leur faire comprendre –sans le dire- que ne rien changer conduira forcément à leur perte à moyen terme. Il affirme aussi que les medias se gavent des effets d’annonce et qu’ils se moquent des explications de texte. Bien vu….

Il fait un clin d’œil sur la dernière campagne présidentielle en rappelant que les français ont face à eux des leaders d’opinion qui se divisent en deux catégories distinctes : ceux qui suivent leurs convictions (Sarkozy ?) et ceux qui suivent l’opinion (Ségolène ?). Merci Xavier et désolé…..j’ai suivi l’opinion l’an dernier…..je ne sais pas ce qui m’a pris !

matthieu ricard.jpgEnsuite, je regrette presque les mots de Matthieu Ricard, Moine bouddhiste : qui nous rappelle cruellement que l’opinion publique se forge uniquement sur les images que la télévision diffuse. Lorsque les caméras s’éteignent : l’intérêt s’éteint avec !

Si TF1 pense à arrêter plus souvent de diffuser les images de la Star Ac’ je ne serai pas fâché….

Il parle du Tibet ou de la Birmanie…..ces terres lointaines où la répression s’exerce chaque jour, chassées des esprits par l’arrivée des Jeux Olympiques à Pékin. Il parle aussi de ces 800 millions de personnes qui crèvent la dalle à travers le monde……ah oui c’est vrai, à ce moment là Claire Chazal nous a parlé de la crise de la vache folle…..chacun ses priorités !

henri weber.jpgJ’exulte enfin avec les suggestions d’Henri Weber, Député Européen PS, qui sonnent comme une forme de vérité :

J’l’aime bien l’ami Riton. On partage un peu le même parcours : on n’est partis de la gauche de la gauche pour s’ouvrir à une pensée beaucoup plus réaliste (désolé papa) ! Comme lui, j’ai bien aimé les meetings de la LCR….un temps…..maintenant c’est fini j’ai grandi…..ou vieilli !

Un « écoutant » lie les variables de l’opinion à l’idée de démocratie. L’ami Riton est désigné pour philosopher sur la question, et là, j’l’avoue, il m’a soufflé le Député ! Il a osé dire tout haut « ses » dangers qui guettent notre démocratie.

Selon lui, le principe inscrit dans notre Constitution qui clame haut et fort : « Gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour Peuple » est désormais à ranger au rayon d’une vaste fumisterie organisée. Il poursuit par le fait qu’il est malhonnête de continuer à faire croire que tous les citoyens sont assez égaux ou assez matures pour décider de leur propre destinée. Il insiste sur le rôle des partis politiques qui doivent dire aux citoyens que seule la compétence est indispensable à la progression de notre société.

Henri Weber n’hésite pas à dire que l’idée même de démocratie que nous défendons bec et ongles, et une idée que nous avons travestie et pervertie au fil du temps. L’opinion se guide lui-même certes, mais au moyen des éléments visuels et intellectuels que les élites daignent bien vouloir leur donner. Les medias et les sondages en sont selon lui, grandement responsables.

Au final il donne une définition précise des dangers qui guettent notre démocratie : A trop vouloir donner de libertés aux français, à trop vouloir permettre au lieu d’interdire, à trop vouloir défendre des droits ou des acquis indéfendables, à trop vouloir promettre l’égalité des chances tout en bonifiant l’élitisme intellectuel, n’a-t-on pas prise la France en otage de ses grands principes en contribuant à la déresponsabilisation de ses citoyens ?

Henri Weber conclura non sans regrets, par une triste évidence à laquelle je me suis rendue : dans une société moderne les gens sont la source de leurs propres valeurs. Aujourd’hui dans notre France, cette démocratie, cette opinion publique, ces valeurs…..de ces français que nous sommes ne sont-elles pas devenues : l’individualisme, l’égoïsme et le narcissisme destructrices de tout lien social ?

Régis Sada

09:05 Publié dans Université d'Eté Medef 2008 | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : medefue08, medef, france, henriweber, democratie, libertes | |  Facebook

27 août 2008

Pourquoi le Roi Abdallah II de Jordanie a ouvert l’Université d’Eté du MEDEF ?

Université du MEDEF – 14H10

abdallah de jordanie.jpgLe MEDEF a choisi de mettre les petits plats dans les grands. Pour lancer ses débats, il a choisi de convier Sa Majesté le Roi Abdallah II de Jordanie. Sous une standing ovation de la salle, Laurence Parisot et le Roi Hachémite de Jordanie ont rejoint la tribune pour un discours commun d’une quarantaine de minutes.

Après une brève introduction de Laurence Parisot qui a très largement vanté les mérites de ce Roi moderne et volontaire, celle-ci a largement appuyé sur le thème général de cette Université : Voir en grand dans tous les domaines. Elle a conclu en soulignant les grands projets attendus en Jordanie avec notamment le développement –pourtant controversé- du canal entre la Mer Rouge et la Mer Morte (opération de dessalement de l’eau) entre la Jordanie et l’Autorité Palestinienne. Elle a rendu un hommage appuyé au Roi sur l’implication des femmes dans la vie économique et sociale de son pays.

Abdallah II prend la parole en français tout d’abord, pour saluer cette initiative du MEDEF et le remercier de son invitation qu’il prend comme une reconnaissance pour son pays et pour son peuple.

Le Roi reprend son discours en anglais et exprime son admiration pour tout ce que la France et l’Europe ont apporté au monde en matière de mécanisation et de développement coopératif. Il reste convaincu que c’est cette même « vieille Europe » qui sera encore capable de trouver les solutions de demain en matière de défis énergétiques, de réduction des inégalités économiques et de raréfaction des énergies.

Il développe ensuite les efforts et la modernisation engagés de longue date par son pays : développement de nouvelles infrastructures industrielles et énergétiques (l’eau en particulier), les efforts en matière de fiscalité et de libéralisation économique, de la privatisation de 90% des sociétés détenues avant par l’Etat, de la création de vastes zones de libre-échange et d’une réduction de la dette nationale à 1/3 du PIB.

Le Roi Abdallah II de Jordanie salue l’aide de la France et remercie Nicolas Sarkozy pour son engagement en faveur de l’Union Méditerranéenne à laquelle il croit fermement et avec laquelle il souhaite une place essentielle pour la Jordanie.

carte jordanie.jpgRappelant que 50% des jordaniens ont moins de 18 ans, il souhaite leur donner les moyens de participer au développement de leur pays en misant sur l’éducation et la formation. Il conclu en rappelant la position stratégique de la Jordanie au Moyen-Orient et insiste sur le fait que la paix dans la région n’est possible que dans une résolution du problème palestinien.

Le Roi insiste enfin sur la nécessité d’avoir un secteur privé développé et permettant aux entreprises d’assurer les développements de demain. Il souhaite que les entrepreneurs français viennent en Jordanie et qu’ils participent activement à sa future position sur l’échiquier mondial.

Sa conclusion presque utopiste en ces temps incertains : PAIX DU MONDE = PROSPERITE DU MONDE….Sur ce point, on a envie de le suivre…..

Commentaire personnel : Un Roi c’est quant même super impressionnant ! On est séduit par le personnage et sa force de conviction. Il aime son pays et son peuple : et cela se ressent très fortement. Il donne une image moderne de ce Moyen-Orient qui reste le théâtre des instabilités du monde. Conscient de cette instabilité, il entend faire jouer à la Jordanie un rôle central de modération et de développement.

Régis Sada

17:00 Publié dans Université d'Eté Medef 2008 | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : medefue08, medef, jordanie, abdallah, seance pleniere | |  Facebook

Pourquoi l’Université d’Eté du MEDEF s’est ouverte aujourd’hui ?

Voir en grand medef.jpgUniversité d’Eté du MEDEF - 13H00

 

Sur l’invitation de mon ami et Conseiller Municipal de Puteaux : Frédéric-Michel Chevalier, je participe jusqu’à vendredi à l’Université d’été du MEDEF qui se déroule sur le campus de l’Ecole Polytechnique de Palaiseau (91).

 

L’arrivée ne s’est pas faite sans mal car avec mon acolyte de virée Laurent Maheu, nous avons été contraints à la patience à l’arrivée sur le site. Première constatation : sans badge ou sans inscription sur le registre général, les gendarmes vous garde en « observation » de longues minutes…..sous le soleil. On va pouvoir bronzer finalement :o)

 

Bref après que Frédéric soit venu nous chercher en zone de décontamination militaire, nous avons enfin pu accéder à la tente sous laquelle les précieux sésames « bloggeur » sont délivrés et qui vous ouvrent toutes les portes….même celle des restos.

 

Rapide visite des différents lieux de débats, de restauration et de détente, et nous sommes rapidement emmenés vers l’amphithéâtre qui nous servira de salle de rédaction pour les deux prochains jours.

 

Côté people : ambiance détendue et bon enfant. Vu le soleil généreux qui baigne ce début d’Université, les costards-cravateux apprendront rapidement à enfiler le polo généreusement offert pour l’événement ! Bien entendu les coins nourritures et dégustation gratuites font le plein. C’est vrai que les patrons peuvent avoir l’art de recevoir….lorsqu’ils sont entre-eux !

 

Côté bloggeur : si t’es pas sur Facebook t’es mort :o)

 

Comme je le pensais un peu : l’Université d’Eté du MEDEF c’est pas la fête de l’Huma ! Ca commence bien :o) Bon il va quant même falloir bosser un poil. On commence avec un Chef d’Etat (rien de moins) : le Roi Abdallah II de Jordanie.

 

Régis Sada

 

04 août 2008

Pourquoi je participe à l’Université d’Eté du MEDEF ?

voir en grand.jpgSi mon père était au courant….. :o) Je ne doute pas qu’il dirait à ses anciens collègues de chez Michelin : « Mon gamin je ne sais pas ce qui lui ai arrivé, mais ça y est il est complètement plombé » ! Imaginez donc, moi le fils de communiste, m’immerger dans le monde des patrons et des puissants…. J’en connais certains qui ne s’en remettront pas…

Socialiste-Libéral convaincu, c’est une occasion de croiser quelques têtes auxquelles je ne suis pas vraiment habitué. Si les hommes politiques me sont presque familiers, j’avoue que coincer la bulle au milieu des grands patrons et d’une poignée de Chefs d’Etats n’est pas pour me déplaire. L'Université d'Eté des patrons ne doit pas être bien différente de la Fête de l'Huma' après tout....

C’est donc sur invitation de mon ami Frédéric-Michel Chevalier , qu’avec quelques anciens de Puteaux Ensemble « Canal Historique » je m’en vais participer du 27 au 29 août prochains à l’Université d’Eté du Medef qui sera organisée dans le cadre prestigieux de l’Ecole Polytechnique de Palaiseau (91).

L’intérêt de ce type de manifestations reste la confrontation des opinions. Vous le savez, je n’aime pas vraiment quand tout le monde est d’accord. La variété de thèmes abordés et la renommée de certains intervenants, promettent quelques joutes intéressantes. Parmi tous les ateliers et les conférences au programme, mon attention s’est portée en priorité sur :

L’Europe sera-t-elle une super puissance ?

Quand les médias plombent, quand les medias permettent….

Le capitalisme à but non lucratif : du capitalisme créatif de Bill Gates au nouveau capitalisme de Mohamed Yunus

Dieu pour point d’appui et la prière pour levier

Splendeur du NON, grandeur du OUI

Chargé de mon petit PC, je vais donc essayer de jouer aux tintin reporter durant les trois jours de cette Université d’Eté. Encore quelques « pourquoi ? » sont donc en prévision. S’interroger c’est bien, mais comprendre le monde qui nous entoure c’est encore mieux…..

En pleine période de vacances, cela viendra bousculer un peu mes habitudes et puis Frédéric m’a promis que les repas sont gratuits…..auvergnat je suis, auvergnat je reste ! Si en plus je rencontre quelques profils…..(je n’ai pas dit lesquels)….cela risque même de me plaire !

Allez je me lance !

Régis Sada

Université d’Eté du MEDEF 2008 : Voir en grand – Think Big

Site institutionnel du MEDEF